Grand Tour jour 2 : La culture, un bien de première nécessité ?

Ce lundi marquait la seconde étape du Grand Tour. 24 kilomètres pour relier Bertrix à Poix Saint-Hubert autour de la question : "La culture, un bien de première nécessité ?".

 

Si la définition de la culture a été vue hier par le groupe de marcheurs, il leur restait à se pencher sur celle du bien de première nécessité. "Quand je joue ou mets en scène une pièce, je n’ai pas l’impression d’accomplir une action de première nécessité. Par contre, la mise en commun de sujets, de problématiques ou d’idées créatives avec le public, ça, je le considère comme d’une très haute importance." Ce sont les mots de Sébastien, marcheur du Grand Tour, également comédien et metteur en scène. " C’est ce qui nous rend vivant, ajoute un autre marcheur, pour qu’une personne accède à la culture, elle doit se mettre en mouvement, sortir de chez soi, voir dehors. "

 

Oui, selon ceux qui composent Le Grand Tour, la culture est donc de première nécessité. L’art amène de la conscience, du vivant et de l’ouverture. Les marcheurs arrivent à la conclusion que culture et permaculture sont des domaines liés. Chaque acteur du monde culturel, quelles que soient ses spécificités, apporte aux autres acteurs du système ses forces ainsi que de la reconnaissance.

 

Au milieu des forêts ardennaises, les marcheurs concluent la journée sur une forme particulière. Un haïku, petit poème japonais, comportant deux affirmations et une question.

 

L’art est la médecine de l’âme,

L’artiste est le médecin,

Quel est l’hôpital de demain ?

 

L’artiste et l’art sont vus comme des outils permettant de guérir l’âme. Ce qui guérira l’âme d’un individu, c’est l’échange, le lien, entre lui et l’artiste. Enfin, car la question du jour rattachait la culture à la question de la santé, "quel hôpital pour demain ?". Si les marcheurs se posent cette question, c’est parce qu’ils espèrent voir la création d’un hôpital et d’un secteur culturel beaucoup plus en mouvement, car le mouvement est ce qui crée la rencontre, et donc du lien.