Breaking the silence, l'armée israëlienne de l'intérieur

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La presse est libre en Israël mais peu curieuse de la vie des Palestiniens, et des réalités de l'occupation de la Cisjordanie.

La presse est libre en Israël mais peu curieuse de la vie des Palestiniens, et des réalités de l'occupation de la Cisjordanie. Les Halles de Schaerbeek veulent" briser le silence" et donner la parole à une minorité active en Israël : expo photos,  reportages, installation, débats. Eclairage.

A la notable exception du quotidien Haaretz et de sa correspondante en Cisjordanie, Amira Hass, il n'y a pratiquement pas d'information régulière, en Israël, sur ce qui se passe en Cisjordanie. Les intifadas et la construction d'un mur de séparation ont élargi le fossé entre deux communautés qui s'ignorent(le mot est faible).  Le "momentum" de 1992 à 2000,semble oublié, quand  le mouvement La Paix maintenant défendait, avec un certain succès l'idée d'une paix basée deux Etats, Israël et Palestine.

Il existe pourtant une toute petite minorité active qui ose encore, par l'écrit, l'image, le film, l'installation enquêter sur le rôle de l'armée dans les territoires occupés.

Une expo et une installation (visibles jusqu'au 17 décembre) donnent un  éclairage sur ces faits méconnus ou délibérément ignorés Une installation  intitulée The détails utilise des extraits de divers films d'Avi Mograbi pour suggérer le "chaos" régnant dans les territoires occupés. L' expo centrale Breaking the silence présente une centaine de photos prises par des soldats dans l'exercice de leur mission  en Cisjordanie.

Un montage radio (devenu' installation sonore'))sur le même thème, Briseurs de silence, dû à Simone Bitton, sera diffusé les jeudi 8 et  samedi 10. Il  nous fait entendre la voix de  quelque 500 jeunes soldats israéliens,  démoralisés après leurs trois ans de service militaire, qui se sont confiés à une organisation de soldats à la retraite , visibles sur le net (http://www.breakingthesilence.org.il/)

L'intention:

Sur une trame composée de sons ramenés de Gaza et de Cisjordanie, la banalité et l'universalité du mal s'entend en français, avec cet accent hébraïque que l'on ne perd pas.  Comme on ne perd pas la mémoire des gestes que l'on a faits, de l'humiliation qu'on a infligée, de la mort qu'on a donnée - parce que c'était comme ça, tu comprends, là-bas, la routine, c'était comme ça....

Ecoutez l'auteure Simone Bitton:





























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Parmi les autres événements de cette semaine notons vendredi 9 un témoignage de la journaliste de Haaretz, Samira Hass et samedi 10 un débat sur le thème Briser le Silence! L'armé israélienne en question avec Simone Bitton, Amira Hass, Avi Mograbi, Nurit Peled-Elhanan, Yehuda Shaul.

Fabienne Verstraeten, directrice des Halles de Schaerbeek,  explique  l'intérêt de cet éclairage inhabituel du conflit israëlo-palestinien et annonce son départ des Halles fin 2012.


Fabienne Verstraeten.D.R


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Infos sur Breaking the silence: http://www.halles.be/

Christian Jade (RTBF.be)