La IXe symphonie de Beethoven par Béjart de retour à Forest National 46 ans après

Béjart IXe Symphonie
Béjart IXe Symphonie - © Philippe Pach

Forest National accueillera les 6, 7 et 8 janvier prochains le spectacle de danse de la IXe symphonie de Beethoven sur une chorégraphie de Maurice Béjart.

Sur scène, 200 artistes, danseurs, musiciens et chanteurs, feront revivre le spectacle d'ouverture de la célèbre scène bruxelloise en 1970.

Selon Gil Roman, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne et concepteur du spectacle, cette IXe symphonie était parfaite pour inaugurer Forest National: "Cette IXe symphonie n'est jamais aussi belle que quand le public l'entoure."

Ce ne sera cependant pas une copie du spectacle que le public a pu voir il y a 46 ans, assure-t-il. "J'ai travaillé pendant 30 ans avec Maurice, mais quand j'ai commencé à travailler au ballet du 20e siècle, Maurice avait arrêté de donner la IXe symphonie depuis un an. J'ai rêvé de remonter ce spectacle, mais je ne l'avais jamais vu. Je ne l'aurais jamais fait si je n'avais pas eu Piotr Nardelli, qui, lui, était là à la création et si je n'avais pas visionné des vidéos. Cela m'a permis de travailler sur le style. J'ai créé ma propre chorégraphie, tout en essayant d'être le plus fidèle possible à Maurice."

Le spectacle sera également dans l'air du temps. Gil Roman fait notamment référence implicitement à l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et à la montée des leaders populistes en Europe. "Dans cette époque où les peuples se referment sur eux-mêmes, où tout le monde a peur de l'autre, où on rejette, participer à une oeuvre comme celle-là, c'est très important. Dans ma compagnie, il y a toutes les nationalités: des Chinois, des Japonais, des Africains, etc. Et tout le monde s'entend."

Les artistes proviennent du monde entier, mais aussi de Belgique. L'orchestre La Passione, originaire de Lierre et het Koor, une chorale anversoise, seront également sur scène.

Le spectacle devait dans un premier temps avoir lieu en mai dernier, mais les danseurs du Tokyo Ballet avaient annulé. "Deux mois après les attentats de Bruxelles, les autorités japonaises ne leur avaient pas permis de venir", explique Geert Allaert, directeur général de Forest National, heureux que le spectacle puisse enfin avoir lieu.

 


Belga