Salvador Dali reprend vie dans un musée grâce à l’intelligence artificielle

Salvador Dali reprend vie dans un musée grâce à l’intelligence artificielle
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Salvador Dali reprend vie dans un musée grâce à l’intelligence artificielle - © Tous droits réservés

Le musée Salvaldor Dali de Floride redonne vie au célèbre peintre grâce à l’intelligence artificielle « deepfake » qui permet de simuler le visage de quelqu’un sur le corps d’une autre personne, et le résultat est impressionnant.

Le « deepfake » est une technique de synthèse d’images basée sur l’intelligence artificielle. Elle permet principalement de superposer des images et des vidéos existantes à d’autres images. Une technique qui, jusqu’à présent, a surtout été utilisée de manière malveillante. Pour répandre des « fake news » en créant de fausses vidéos avec des personnalités publiques par exemple, ou pour diffuser de fausses sextapes en collant sur un corps le visage d’une célébrité.

Le musée Salvador Dali de Floride a quant à lui décidé d’utiliser cette technologie à bon escient. Pour réaliser cette prouesse l’agence de publicités GCP a récupéré près de 6000 images d’archives de Salvador Dali et les a utilisés pour développer une intelligence artificielle capable de reproduire les expressions faciales de l’artiste et sous n’importe quel angle.

L’agence a ensuite tourné une vidéo avec un comédien. Le visage de l’acteur a ensuite été remplacé par le visage de l’intelligence artificielle de Salvador Dali. Enfin pour la voix du personnage, il s’agit de celle d’un imitateur.

La vidéo de 45 minutes créée pour le musée de Floride est interactive. Salvador Dali accueille les visiteurs, leur pose des questions. On le voit lire le journal du jour et il se prend même en seflie avec les visiteurs ! Cette technique permet aux visiteurs de se sentir plus proche de l’artiste explique Hank Hine, le directeur du musée dans Numerama : « Ça ajoute une émotion. S’ils le voient (Dalí) comme un être humain, ils comprendront mieux son travail. »

Si cette technique est un succès, elle pourrait populariser la technique du « deepfake » dans d’autres musées et provoquer le retour de nombreux artistes dans tous les musées du monde entier.