"Petites luxures" le compte Instagram rempli d'illustrations coquines et poétiques

Depuis 2014, l’illustrateur Simon Frankart publie sur Instagram des dessins érotiques et poétiques… Pour le plus grand plaisir de son million d’abonnés !

Plaisirs solitaires, parties fines à deux ou plus, Simon Frankart a le don de dessiner le sexe et ses jouissances avec beaucoup de subtilité et de poésie. L’illustrateur ne se refuse rien et cela fait rougir plus d’un million de followers.

"Petites luxures" ce sont des dessins minimalistes réalisés à l’encre de chine explique Simon Frankart au Nouvel Obs : "Je dessine dans des carnets pour pouvoir archiver. Je fais généralement un crayonné rapide, puis j’encre en prenant soin de ne faire apparaître que les éléments nécessaires à la compréhension de la scène, pas plus. Quand j’ai le temps, j’encre au porte-plume et au pinceau, sinon aux feutres fins. Mais toujours à la main sur du papier."

Je refuse de travailler d’après des photographies, le dessin doit aller directement de mon cerveau à la feuille, et qu’importe s’il est bourré d’erreurs de proportions et imperfections diverses.

Pour trouver son inspiration, l’illustrateur fait appel à ses fans. Il leur demande de leur envoyer des anecdotes coquines à illustrer. Durant le confinement, Simon Frankart a même lancé une "Lockdown series" racontant les histoires coquines de ses abonnés confinés. On peut par exemple y voir un dessin intitulé 'Café corsé'. En dessous de la belle illustration, Simon Frankart raconte l’histoire que Méryl lui a confiée. "Méryl vit à Lyon, en colocation. Son amant n’est pas avec elle pendant le confinement, alors elle doit ruser pour pouvoir lui envoyer des images coquines sans se faire surprendre par ses colocataires… Du coup la préparation du café au petit matin devient vite un moment épicé !"

Des représentations délicates et subjectives qui n’échappent pourtant pas à la censure du réseau social: "C’est arrivé pour quelques dessins, mais même pas les plus chauds. Je ne me souviens plus desquels précisément, sinon d’un, sur le clitoris. Une main dans une culotte brodée d’une petite fleur… C’était pourtant très mignon" confie Simon Frankart au journal Le Point.

Un bouquin à poser sur sa table de chevet

En octobre dernier, Simon Frankart a publié "Petites luxures, histoires intimes" aux éditions Hoebeke. Le livre rassemble 50 dessins et histoires intimes que ses followers lui ont confiées. Des femmes et des hommes du monde entier lui ont confié leur intimé, Simon Frankart en a fait des illustrations jolies et sensibles.

L’illustrateur arriver à libérer le regard sur la sexualité avec beaucoup de délicatesse et un brin de provocation. "Je veux que les gens portent un regard aussi neutre que possible sur mes dessins. Les non-dits graphiques permettent aux spectateurs de très facilement s’identifier et s’approprier l’image, se raconter leur propre histoire à partir des quelques traits" confie l’illustrateur au Nouvel Obs.

C’est définitivement le genre de livre qu’on a envie d’avoir sur sa table de chevet, qui se feuillette avant ou après la sieste de l’après-midi ou en soirée avant d’éteindre la lumière et de laisser son imagination et ses mains vagabonder.

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Lundi on va enfin pouvoir se déplacer (un peu), avec beaucoup de prudence et de précautions, évidemment ! Ce qui n'a pas l'air d'être le cas de cette charmante personne . Le 7e ciel, c'est dans les 100 kilomètres réglementaires ? On Monday, the confinement rules in France will slowly begin to be reduced. We'll at last have right to go outside, at least less than 100 kilometers around home. With a lot of prudence and precautions, of course. which does not seem to be the case of this person . Is 7th heaven less than 100 kilometers from home? Title is a wordplay between "route" (road) and "rut" (same word in English). It could be translated by "on the highway to rut"

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Lockdown series day 22: Certains sont prêts à relever des défis pour faire du confinement une aventure... L. et I. de Paris s'étaient rencontrés il y a deux mois à peine, et s'étaient vus seulement quelques fois. Elle part en voyage trois semaines, à son retour c'est l'annonce du confinement, alors ils prennent le parti (et le pari) de se jeter dans le grand bain et de s'enfermer ensemble. Depuis, chaque jour est une découverte, ils apprennent à se connaître dans ce huis clos plein d'aventures... Some people are ready for challenge, to turn the confinement into an adventure... L. and I. from Paris met barely two months ago, and saw each other only a few times. She goes on a trip for 3 weeks, when she comes back the lockdown is declared, so they decide to jump in at the deep end and to lock themselves together. Since then, each day is a new discovery, they learn to know each other in this adventure behind closed doors... About the caption: This one is a little kinky. "Con" is an old-fashioned word to call a pussy. So "Bois le con" means "drink the pussy", and it sounds almost exactly like "balcon", meaning balcony. So the caption plays on the similarity of the two parts of the phrase, and means "eat the pussy on the balcony".

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Lockdown series day 20: Flavia est Italienne et vit en France depuis quelques mois. Son petit ami devait la rejoindre, mais la quarantaine l'en a empêché, il a du rester en Italie où il termine son doctorat. Dans son petit appartement, Flavia s'inquiète pour lui et pour ses proches, sa région ayant été durement touchée par le virus, alors elle attend des jours meilleurs en regardant la première photo qu'ils ont fait tous les deux. L'épidémie commence à ralentir en Italie, les jours meilleurs vont arriver ! Flavia is Italian and she lives in France since a few months. Her boyfriend was supposed to join her, but the lockdown in Europe put a stop to it, he had to stay in Italy where he's finishing his PhD. In her small appartement, Flavia is worried for him and for her family and friends, her region has been severely affected by the virus, so she waits for better days looking to the very first pic they made together. The epidemic is starting to slow down in Italy so yes, better days are ahead! (About the caption: in French, a photobooth is called "Photomaton". I simply removed the first P to make "hot-o-maton")

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