"La vie de jeune fille", un court métrage qui explore les rêves brisés des femmes trentenaires

"La vie de jeune fille", un court métrage qui brise les rêves des trentenaires
"La vie de jeune fille", un court métrage qui brise les rêves des trentenaires - © Tous droits réservés

Quand un enterrement de vie de jeune fille tourne au cauchemar, c'est l'occasion pour une bande de copines de se remettre en question. Un projet de court-métrage par la jeune réalisatrice Pauline Loquès, qui tente de dépeindre les femmes de sa génération.

Constance, une trentenaire à qui tout réussit, part fêter son enterrement de vie de jeune fille avec ses meilleures amies. Mais le rêve tourne court : contrairement à ses attentes elle n'est pas en train de se saoûler à Ibiza et pour couronner le tout, son fiancé parfait lui envoie un message pour lui dire qu'il ne veut plus se marier. Incapable d'annoncer la nouvelle à ses amies, Constance doit affronter seule cette mauvaise nouvelle.

Le court-métrage de 28 minutes a été écrit par Pauline Loquès et Sevane Kazandjian. Bien qu'aucune des deux ne soient mariées, elles ont souhaité travailler sur le thème de l'enterrement de vie de jeune fille. L'EVJF représente pour elles un vrai rite de passage, symbolique et un peu douloureux: " Il nous avait tellement échappé, ce moment où nous sommes devenues des femmes, qu'on a voulu y revenir à travers un film. Pour raconter cette entrée fracassante dans l'âge adulte, on a choisi l'enterrement de vie de jeune fille". 

Les deux jeunes femmes ont choisi de le tourner en Normandie, dans le charmant petit village de Villerville, composé de 700 habitants. Le gris de la Normandie donne au film son côté authentique et parfois sombre, bien loin des strass et paillettes d'Ibiza. 

La bande originale a été confiée à l'auteure-compositrice-interprète Cléa Vincent. C'était une évidence pour Pauline Loquès: " Cléa Vincent a univers pop mélancolique qui colle parfaitement au film. Il y a chez elle un côté un peu fragile et innocent qui s’appuie sur des mélodies extrêmement assurées et entêtantes. On eu l’idée de créer une musique qui évolue en fonction des émotions de Constance. Comme ce personnage ne parle pas de ses sentiments, la musique reflète ce qui se passe dans sa tête " confie t-elle dans une interview à Cheek Magazine.

Après avoir démarché plusieurs producteurs de courts-métrages, Pauline Loquès a finalement décidé de financer son film via un financement participatif. Comme le film ne demandait pas un énorme budget, elle a pu facilement atteindre et même dépasser l'objectif qui était fixé à 8500€.

Le court-métrage arrive à refléter le quotidien des jeunes trentenaires. Il reflète les doutes, les paradoxes, les combats et les espoirs de toute une génération. Les quatre jeunes femmes incarnent une vision sincère de l'amitié féminine: entre sincérité et petits mensonges, rivalité et fidélité. 

Diffusé ce week-end sur Arte, " La vie de jeune fille " est encore disponible toute la semaine (jusqu'au 19/04) sur le site de la chaîne franco-allemande.