L'art et la médecine : la santé dans la peau

Quand la technologie se met au service de la santé sous une forme artistique, cela donne un tatouage intelligent. 

 

Selon des chiffres relevés par Trends-Tendance, 500.000 Belges se feraient tatouer chaque année et 24% des 18-50 ans se seraient déjà fait encrer la peau. Aux Etats-Unis, 40% des 18-29 ans possèdent déjà un tatouage, des statistiques qui n’ont fait qu’augmenter ces dernières années. Il y a encore quelques décennies pourtant, cet art hypodermique ancestral était réservé à ceux qui voulaient marquer leur appartenance à une communauté : gangs, taulards, motards… Les tatouages sont aujourd’hui devenus accessoires de mode esthétiques et l’on arbore le dessin sous-cutané pour son aspect artistique mais des chercheurs viennent de mettre au point une encre qui pourrait bien révolutionner son usage. Le MIT et Harvard ont en effet mis au point une encre intelligente faite pour surveiller les changements corporels notamment la glycémie ou le manque d’hydratation. L’objet artistique qu’est le tatouage deviendrait alors un puissant allié de notre santé en fournissant grâce à une encre biosensible, des informations en temps réel sur notre état de santé générale.

 

Concrètement, l’encre change de couleur lorsqu’un problème survient, elle passe du vert au brun quand le taux de glucose augmente dans le sang ou que la concentration de sodium dans le sang monte. Une batterie doit être transportée par le porteur du super-tatouage et c’est là le problème puisque la technologie ne s’intègre pas complètement au corps. Des améliorations sont encore possibles et c’est tout le défi qui attend les chercheurs. Ce tatouage médical pourrait être particulièrement utile aux diabétiques mais aussi aux sportifs ou aux astronautes quand il sera totalement développé, une bonne nouvelle pour les adeptes de l’art et la technologie.