La femme, une "Kreatur" comme les autres

La femme, une "Kreatur" comme les autres
La femme, une "Kreatur" comme les autres - © Arte

Le premier épisode de Kreatur vient de sortir et il dessine déjà les esquisses d’une émission féministe nécessaire.

 

Il y a un nouveau magazine sur Arte et il s’affiche clairement féministe : il était temps” comme dirait Rebecca Donauer, journaliste et reporter pour la chaîne franco-allemande. Kreatur” est la web-émission trimestrielle qu’elle co-présente avec Marie Labory et qui est née d’une réflexion logique de faire écho aux aspirations d’une époque. Plusieurs journalistes françaises et allemandes de la chaîne, des réalisatrices se sont réunies pour ce projet nécessaire et bienveillants. 

 

Les aspirations de Kreatur sont revendicatrices d’égalité et donc féministes, l’émission souhaite donner la parole aux femmes, à leurs combats, mettre en lumière les manques de l’Histoire… Sous la forme de grandes discussions et extraits de reportages, chaque numéro aborde un grand thème lié à la féminité, le premier pose par exemple la question du corps, de l’anatomie et surtout du sexe féminin. Longtemps considéré comme maléfique, l’Histoire n’a cessé de le rabaisser, l’infantiliser, le désexualiser jusqu’à ce que l’on oublie carrément certaines parties comme le clitoris. Cela fait vingt ans qu’Eve Ensler a écrit la pièce de théâtre Les Monologues du Vagin, une oeuvre féministe qui a eu un succès retentissant partout dans le monde en évoquant la sexualité des femmes, un tabou à l’époque. Le premier épisode de Kreatur se demande si, deux décennies après cette pièce, les femmes connaissent mieux leur sexe et tout ce qui gravitent autour, s’acceptent-elles mieux malgré ce que la société leur dicte ?

 

Cette discussion à bâtons rompus interroge des spécialistes du sujet, des écrivaines, des journalistes sur ces aspects sociologiques. Très accessible, instructif et bienveillant, ce premier épisode de Kreatur laisse déjà présager une émission à l’étiquette féministe qui n’a pas peur de poser les vraies questions et soulever les véritables débats.