L'histoire mouvementée de l'Agneau mystique expliquée sur les réseaux sociaux

Toerisme Vlaanderen mettra dès cette semaine à l’honneur les pérégrinations à travers l’Europe de l’Agneau mystique, le retable de la cathédrale Saint-Bavon à Gand, avec une campagne sur les médias sociaux.

Deux frères – Stijn et Joris – suivent les traces du chef-d’œuvre, qui n’est actuellement pas visible "en vrai" en raison de travaux de restauration, lors d’un voyage à travers l’Europe. Via les réseaux sociaux, ils offrent aux amateurs d’art un aperçu de l’histoire mouvementée du polyptyque et du chemin emprunté par les panneaux.

Lundi, Saint-Bavon a été fermée afin de transporter en toute sécurité la célèbre œuvre des frères Van Eyck jusqu’à sa place définitive dans le nouveau centre d’accueil de la cathédrale. Cela met un terme aux nombreuses errances du tableau. Et c’est, entre autres, ces pérégrinations que Toerisme Vlaanderen veut mettre à l’honneur avec la campagne "Le Retable de Gand. Le retour de ses couleurs divines".

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Depuis son achèvement en 1432, le retable a eu une histoire tumultueuse […]

 rappelle Toerisme Vlaanderen.

"Par exemple, lors de la Révolution française en 1794, les soldats français ont emmené à Paris les parties centrales, à cheval et en charrette. Les panneaux latéraux (à l’exception de ceux d’Adam et d’Eve) ont eux été achetés par le roi de Prusse en 1816 qui les a ensuite fait exposer à Berlin. En 1920, les panneaux ont été rapatriés en Belgique. Mais pas pour longtemps, car en 1942, les troupes allemandes ont emmené l’œuvre en Allemagne. L’armée américaine a retrouvé le chef-d’œuvre intact dans les mines de sel d’Altaussee en Autriche".

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On peut suivre Stijn et Joris dans leur voyage via la page Instagram de Toerisme Vlaanderen (The Flemish Masters)

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L’histoire mouvementée de l’Agneau mystique expliquée sur les réseaux sociaux © JOHN THYS - AFP