"It is my Fault" : dystopie numérique

Le court métrage de Liu Sha nous transporte dans un univers numérique parallèle fait de bugs et de répétitions angoissantes.

 

Liu Sha est une jeune réalisatrice d’animation chinoise qui fait ses études à Pékin, “It is my Fault” apparaît comme son court métrage le plus abouti de sa jeune carrière. La description nous alerte que le film peut causer des effets sur les personnes photosensibles et pour cause, nous sommes happés par un univers parallèle aux couleurs flash, à l’univers visuel et sonore angoissants, fait de répétitions et grésillements. Une jeune femme se retrouve dans ce monde plein de bugs et commence à comprendre que quelque chose ne va pas, mais elle fait partie de cette dimension où les personnes sont fabriquées à la chaîne et où les machines ont pris le contrôle. Le monde spirituel a été compressé et est sujet à des émotions diverses introspectives, à l’auto-destruction et à la violence. La création de ce lieu parallèle ne se fait pas sans dissonances qui crée un angoissant grand écart entre le monde parfait qu’il devrait être et le cauchemar subi finalement.

 

Liu Sha propose avec ce court métrage une véritable expérience bi-sensorielle, l’oeil et l’oreille sont entraînés dans cette dimension parallèle qui pourrait être un jeu vidéo ou une vision très pessimiste de l’avenir.

 

“It is my Fault” a été sélectionné aux Festivals d’Ottawa, Annecy, Floride et au Slamdance. Le court métrage a reçu le premier prix au Athens Animfest.