Avec Beeple Generator, tout le monde peut faire de l'art en ligne

Tout le monde peut se prendre pour Beeple à partir d'un emoji nft-isé
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Tout le monde peut se prendre pour Beeple à partir d'un emoji nft-isé - © Image Courtesy of the Beeple Generator

L'artiste Beeple a sûrement inspiré de nombreux artistes digitaux depuis sa vente historique chez Christie's. Deux d'entre eux ont tenu à lui rendre hommage en créant une plateforme qui produit aléatoirement des créations 3D inspirées de son univers visuel. 

"Beeple Generator" a été créée par Vince McKelvie et Sam Newell face à l'engouement du marché de l'art pour le "crypto-art" et les œuvres sous forme de NFT. Cette plateforme permet à quiconque de générer, automatiquement et aléatoirement, des créations surréalistes semblables à celles de Beeple. Attendez-vous à rencontrer des personnages phare de la culture pop comme le mème Doge, Patrick de "Bob l'Éponge" ou encore l'ambigu emoji aubergine. 

Les artistes digitaux en herbe peuvent aussi télécharger leurs œuvres numériques au format télécharger afin de les sauvegarder, et peut-être même les vendre aux enchères sous forme de NFT. Il est toutefois peu probable qu'elles reproduisent l'exploit de "Everydays: the First 5000 Days", qui a récemment été vendue pour 69,3 millions de dollars (57,8 millions d'euros) chez Christie's. Une somme record qui place Beeple, dont le véritable nom est Mike Winkelmann, parmi les trois artistes les plus chers du monde de leur vivant, tous supports confondus.


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Dans une interview à Input, Vince McKelvie affirme que la plateforme "Beeple Generator" rend justement hommage à l'artiste digital américain. "Je suis content pour lui. C'est un artiste open source, qui a rendu une grande partie de son travail disponible gratuitement, sans attendre d'argent en retour. Je fais la même chose, et je pense que c'est cool qu'il ait été récompensé pour cela", a-t-il expliqué. 

Peut-on tout "NFT-iser" ?

Soutenue par Beeple sur Twitter, cette nouvelle plateforme vient surfer sur la tendance en plein boom des NFT, ces jetons non fongibles qui attestent de l'authenticité et de l'unicité de n'importe quel objet numérique. Au grand dam de certains artistes et personnalités publiques qui s'inquiètent de voir leurs tableaux, images, films ou même tweets vendus en ligne comme des NFT.

C'est notamment le cas de Simon Stålenhag. L'illustrateur suédois a révélé sur Twitter que son travail avait été "NFT-isé" à son insu et mis en vente sur la plateforme OpenSea. D'autres artistes comme Anna Podedworna, WeirdUndead et RJ Palmer ont vécu la même mésaventure. 

Bien que la législation sur le droit d'auteur s'applique sur les œuvres numériques en NFT, il peut s'avérer difficile pour les artistes de traquer et de poursuivre en justice celles et ceux qui tirent profit de leur travail.

Des litiges qui poussent de plus en plus de professionnels du secteur à se demander si ces jetons uniques représentent une nouvelle forme de revenus pour les artistes qui tentent de vivre de leur art, ou, au contraire, un nouveau casse-tête.