RIVE, sur la bonne voie

RIVE
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RIVE - © Bernard Babette

Lauréat du Concours Du F. dans le texte et Premier Prix du Franc’Off de Spa, le duo mixte bruxellois RIVE inscrit son nom en lettres capitales et impose son esthétique glamour pop sur son premier E.P. Vermillon.

Interview

Comment est né RIVE ?

Kevin Mahé : Juliette et moi, on se connaît depuis une dizaine d’années. Après avoir joué dans l’un ou l’autre groupe à tendance rock, nous avons créé RIVE en 2015. L’idée était très claire. Nous voulions développer un projet électro, pop et chanté en français. Nous sommes parfaitement complémentaires pour fonctionner en duo. Juliette, c’est la douceur, les mélodies, la guitare, la voix aérienne et des textes à double tranchant. Moi, c’est la batterie, les arrangements et l’envie de bousculer les structures d’une chanson.  À deux, nous avons le sentiment de pouvoir nous mettre en danger et d’interpeller l’auditeur comme nous aimons être interpellés nous-mêmes.

La langue française s’est-elle imposée dès le début dans RIVE ?

Juliette Bossé : Dans nos projets précédents, nous chantions en anglais. Au moment où nous réfléchissions, j’ai lu une interview de Sébastien Tellier qui m’a marquée. Il expliquait notamment qu’il s’était senti beaucoup plus libéré en passant de l’anglais au français. J’ai essayé d’écrire une chanson dans ma langue maternelle et j’y ai pris goût. En choisissant le français, je peux faire passer plus de subtilité, à la fois dans le texte et dans le chant.

Vous avez remporté douze prix au dernier Concours Du F. dans le texte en mars 2016. Ce fut le déclic ?

J.B. : C’est l’inscription au concours qui a été le déclic. Pour la première fois, nous étions face à des échéances et une dynamique de travail s’est instaurée à partir de là. Il fallait enregistrer une démo techniquement correcte pour être sélectionné, préparer un set de vingt minutes pour la première étape, être capable d’en jouer dix de plus lors de la finale. C’était nos premiers concerts. On a dû réfléchir à un visuel et à la manière de présenter nos chansons.

Avant même la sortie de votre E.P. Vermillon, vous étiez déjà assurés de jouer dans plusieurs festivals. Est-ce que ça vous a mis en confiance ?

J.B. : C’est surtout stimulant car ça nous permet de nous rendre compte qu’on avance dans le projet en réalisant des objectifs à court terme. Après l’aventure Du F. dans le texte, nous avons été invités à nous produire en live durant l’été 2016. Nous avons remporté le concours Franc’Off des Francos de Spa, ce qui nous a valu une belle attention des médias. En automne, nous avons mis en ligne le clip de Vogue qui a dépassé les 50.000 vues, avant de lancer une souscription via la plateforme de crowdfunding Kiss Kiss Bang Bang pour financer notre E.P. Jusqu’à présent le timing est parfait.

Les prochains concerts de RIVE

La chanson Vogue et son clip réalisé par Juliette Joseph sont devenus votre carte de visite. C’est là qu’il se trouve l’ADN de RIVE ?

K.M. : Le début de Vogue est très mélodique, presque apaisant. Et puis, dans le seconde moitié du morceau, cela devient plus nerveux musicalement et on comprend alors que le texte chanté par Juliette n’est pas si anodin. On retrouve aussi cette atmosphère nébuleuse dans d’autres morceaux.

J.B. : Pendant six mois, Juliette Joseph a bossé sur notre clip sans rien nous montrer. Le montage final nous a particulièrement émus parce qu’il suggère le même contraste que la chanson. C’est aussi Julie qui a conçu la pochette du E.P. et le buste que nous posons sur scène : un corps très Renaissance et un bateau à la place de la tête qui symbolise le voyage, l’espoir et le futur.

Et l’album ?

K.M. : On y pense bien sûr. Idéalement, nous aimerions qu’il sorte à l’automne 2017.

article extrait du n° 21 de Larsen

Larsen est le magazine de l'actualité musicale en Fédération Wallonie-Bruxelles. Edité par le Conseil de la Musique, il touche à tous les styles, du classique au contemporain en passant par le jazz, l’électro, le rock ou la chanson.

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