"Le pire du virus c'est pas le covid, c'est l'ignorance, c'est la culture qu'on étrangle et qu'on méprise"

"Le pire du virus c'est pas le covid, c'est l'ignorance, c'est la culture qu'on étrangle et qu'on méprise"
"Le pire du virus c'est pas le covid, c'est l'ignorance, c'est la culture qu'on étrangle et qu'on méprise" - © Tous droits réservés

La plaine du festival de Dour désertée de ses festivaliers, les rues de Spa désespérément calmes… Dans son nouveau titre "Virus", le chanteur et musicien Jackbrol rend hommage aux festivals et au monde de la musique.

Jackbrol se présente lui-même comme un projet de Hip-Hop alternatif, tantôt vulgaire, tantôt poète, qui aime explorer les fins fonds de l’âme humaine. Dans sa dernière chanson publiée sur sa page Facebook, le chanteur a décidé d’explorer l’âme des artistes en peine. Ils sont nombreux à être dégoûtés du traitement qui leur a été réservé suite à la pandémie de covid. "La culture, moins on en a, plus on l’égara, moins on engage, plus elle détale. Ce serait con de remplir des salles quand y’a tant de places dans les avions."

Le chanteur Jackbrol ne mâche pas ses mots pour exprimer les difficultés financières dans lesquelles ils se trouvent et pour dénoncer le manque de reconnaissance de leur secteur.

Le pire des virus, c’est pas le covid, c’est tout plein de gens qui crient dans le vide et qui attendent.

Ce vide et cette absence, Jackbrol a voulu l’illustrer en tournant son clip sur les différents sites des festivals. Le chanteur interprète sa chanson sur les planes de Dour, dans les champs de Tommorowland mais aussi à Werchter et à Spa. Tous des événements musicaux qui ont l’habitude de rythmer notre été et qui n’auront pas lieu cette année, laissant ainsi sur le carreau non seulement les artistes, mais aussi toutes les personnes de l’ombre qui travaillent dans l’industrie musicale. "De toute façon, c’est que des stars. T’as peut-être raison, mais pour une star, y a quarante gars qui bossent dans l’ombre. Si tu trouves qu’Angèle est belle, c’est qu’elle est belle. Mais aussi que y’a un mec derrière qui sait l’éclairer comme il faut."

Jackbrol rend ainsi hommage aux techniciens, aux monteurs, aux électriciens, aux ingénieurs du son et à toutes les personnes qui sont touchées de près ou de loin par l’arrêt du secteur culturel depuis maintenant 3 longs mois. "Parce qu’un concert d’une heure trente, c’est trente personnes qui se lèvent tôt, qui se cassent le cul, qui se pètent le dos. […] Parce qu’un festival, c’est pas qu’une scène posée sur de l’herbe c’est aussi trop souvent les cernes de ceux qui sont partis d’un rêve."

Du haut de ses 25 ans, Jackbrol signe avec "Virus" un véritable coup de gueule, un cri de désespoir, un appel à l’aide.