House party

Moving House 2017
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Moving House 2017 - © Geoffroy Mugwump / Various Artists

Apparue au milieu des années 1990 avec l’envie d’explorer d’autres façons de danser, la compilation "Moving House" connaît aujourd’hui une seconde vie. De quoi réveiller le dancefloor. Encore et encore.

Parfois, les planètes s’alignent. Alors qu’il vient d’acquérir une nouvelle maison, Geoffroy Dewandeler ressuscite la compilation "Moving House". Entre les caisses de disques et celles de son déménagement, le propriétaire du label Subfield déplace des poids lourds et fait bouger les choses.

DJ et producteur au nez fin, le garçon cultive une passion débordante pour les matières électroniques. Dès qu’un beat atypique tape à l’orée du bois, il est là. Toujours prêt à bondir pour capter l’onde de choc, l’homme qui se cache derrière la musique de Mugwump s’est illustré au mitan des années 1990.

À l’époque, quelques DJ’s anglais refont le portait de la house américaine. Intrigué, Geoffroy Dewandeler s’en va trouver l’écurie Crammed Discs avec une proposition : défricher les contours de cette scène émergente. Séduit par l’idée, le label bruxellois lui donne les clefs de la compile Moving House. Publié en 1996, le premier volet met à l’honneur découvertes (Jordan Fields, Johnny Fiasco) et trouvailles appelées à briller en radio (Basement Jaxx).

En 2002, après quatre livraisons, la compilation baisse pavillon. Nous avions fait le tour de la question, raconte le DJ. À l’époque, les forces-vives de la house s’épuisaient, supplantées par l’émergence de l’electroclash…

Quinze ans plus tard, Geoffroy Dewandeler relance la machine. Avant, "Moving House" reposait sur l’envie de présenter un style. Aujourd’hui, c’est différent. La house est devenue un courant majeur. Au regard de cette évolution, la compile se focalise désormais sur les vagues alternatives du mouvement. Honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de resservir des formules génériques de Kerri Chandler… Ici, l’idée est plutôt de montrer comment la house se transforme au contact d’autres styles musicaux.

L’ingestion du disco et des matières psychédéliques donnent ainsi l’occasion de découvrir un rapport renouvelé au dancefloor. Entre trip cosmique et transe tellurique, les artistes présents au rapport se montrent à l’aise sur toutes les surfaces synthétiques.

Au rang des incontournables, l’objet enferme des titres signés Max Pask ("Apophenia") et Second Language ("Nothing So Far"). Ailleurs, la compilation établit des connexions avec la scène belge. À côté de Mugwump ou Front De Cadeaux, DC Salas revisite "De Man Die Alles Noteert", tube prescrit en 1983 par le groupe Arbeid Adelt ! Sous la pochette de "Moving House", on croise aussi quelques pointures internationales, des locomotives comme Roman Flügel ou Andrew Weatherall.

Providentielle, la compilation "Moving House" vient marquer une respiration dans les activités du label Subfield et le calendrier surchargé de son patron. Entre les nouvelles signatures et l’arrivée pressentie d’un album de Mugwump, Geoffroy Dewandeler calme le jeu en distribuant du bon son. Que demander de plus ?

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