Ghinzu se mobilise pour le Festival des Libertés !

Ghinzu sur la scène du National
Ghinzu sur la scène du National - © P. Navez

Après cinq ans d’absence et un album en préparation, Ghinzu remonte sur scène à Bruxelles au Théâtre National pour la bonne cause les 23 et 24 octobre à 21h. Après avoir cultivé le mystère autour de son retour, cette réapparition sonne comme un privilège offert aux amoureux des libertés !

On n’avait plus de nouvelles du groupe bruxellois depuis la tournée " Mirror, Mirror " en 2009. C’est dire l’impatience du public de les retrouver. C’est devant la grande salle comble du Théâtre national que John Stargasm est apparu, lunettes solaires sur le nez (qu’il retirera très vite pour instaurer un contact direct et amical avec ses fans). Avec le charisme inné qu’on lui connaît, il s’est installé au piano, a déposé sa bière, et le groupe a lancé ses premiers accords. Un son puissant, une énergie enveloppante et une explosion de jeux de lumières, véritable feu d’artifices passant du rouge au bleu. Avec de longs faisceaux de lumière blanche balayant et striant la scène. Public conquis dès l’entrée en matière ! Le groupe a alterné les nouveaux morceaux de l’album en chantier et les titres majeurs des albums précédents. Une quinzaine de morceaux aux intensités contrastées et aux envolées lyriques, passant du rock claquant aux compositions plus apaisées au piano, habitées par la voix si séduisante du leader. Des respirations permettant à l’assemblée de reprendre son souffle ! John Stargasm et ses acolytes ont transporté dans leurs élans un public visiblement ravi.

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Du 22 au 31 octobre, le Festival des Libertés se propose d’ouvrir le débat sur les droits et libertés de chacun, en incitant à la résistance. Une initiative solidaire dans un monde où les inégalités sont de plus en plus marquées et où chacun, par peur de l’inconnu, s’enferme dans ses croyances.

Le Festival se décline cette année encore à travers plusieurs formes d’expressions : débats, concerts, théâtre, cinéma, documentaires et expos. Les séances et représentations se répartissent au Théâtre National et au KVS à Bruxelles.

Du côté des concerts, le Festival accueille Calexico, Skye & Ross from Morcheeba, Tiken Jah Fakoly, Arsenal et le très attendu Ghinzu qui profite de l’occasion pour faire son grand retour sur scène, dans une atmosphère intimiste.

Dans le cadre d’une compétition internationale de documentaires, le Festival a retenu 31 films qui invitent le public à mesurer l’horreur des guerres et les ravages de l’austérité. De film en film, il sera question du génocide rwandais, de la crise grecque, des Indignés, de témoignages rendus publics de militaires israéliens, de l’histoire irakienne, d’activistes syriens pour la démocratie, de la mendicité des Roms, du départ pour le djihad en Somalie, de l’impunité au Guatemala, de l’hébergement des sans abri, du printemps arabe, des méthodes agro-industrielles...

Du côté du théâtre, un focus belge mettra en lumière des spectacles qui remuent et dénoncent. Comme " Le discours à la nation " d’Ascanio Celestini et David Murgia (qui a fait l’ouverture) ; " L’impossible neutralité " de Raven Ruëll et Jacques Delcuvellerie contre l’occupation israélienne ; " Wachten Op Gorro ", le spectacle mixte théâtre/musique du collectif hip hop NoMoBS ; " Radical " d’Amaury Ghijselings & Sébastien Kennes sur la désobéissance civile ; ou " Un pauvre c’est comme un compte en banque, ça se gère " de Thierry Barez, une conférence gesticulée sur le thème de la pauvreté.