Du bon et du moins bon pour ce premier jour de Rock Werchter

Premier jour à Werchter
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Premier jour à Werchter - © BELGA PHOTO CHRISTOPHE KETELS

Ce jeudi 28 juin, la petite commune de Werchter s’apprêtait à donner le coup d’envoi pour son rendez-vous le plus prestigieux de l’année, sous un soleil radieux et une température plutôt pesante. Au programme pour ce premier jour du festival Rock Werchter 2012 : Amon Tobin, Blink 182, Selah Sue, The Kooks, Justice et The Cure pour ne citer qu’eux.

Avec plus de 30° au soleil, il faisait bon vivre hier à Werchter. 85.000 festivaliers s’étaient donné rendez-vous pour assister au lancement du plus gros et plus vieux festival rock de Belgique. Avec une programmation qui commençait à 14h15, tout le public était déjà présent pour le premier concert de la journée, à savoir celui de Metric. Entre les gens qui s’étaient installés sur la plaine pour avoir une bonne place et ceux qui profitaient simplement du soleil couchés dans l’herbe en attendant les têtes d’affiches qui arrivaient plus tard dans la journée, nous assistions bien là au premier gros rendez-vous des festivals d’été.

Toujours sous cette chaleur il faisait bon d’apprendre que sous le chapiteau du Pyramid Marquee il était possible de trouver un peu de fraîcheur et d’ombre, hautement nécessaire aux festivaliers qui n’ont pas oublié de bien s’hydrater. C’est sous cette même Pyramid Marquee qu’il était possible d’écouter et d’assister à la performance autant visuelle qu’auditive d’Amon Tobin. Des basses qui retournent les tripes, protections auditives conseillées et probablement le show  le plus décalé de ce premier jour. Les projections 3D ont presque volé la vedette aux accords distortionnés de l’artiste.

Le programme de la Pyramid Marquee était bien chargé et après le dj brésilien, ce sont les légendaires Cypress Hill qui ont pris le contrôle de la scène. Après 25 petites minutes de retard il ne leur a pas fallu autant de temps pour conquérir le public. Malgré leurs récentes collaborations (notamment avec Deadmau5 qui se produira sur la Main Stage ce soir) qui n’ont pas fait que des heureux dans les puristes, les membres de Cypress restent les maîtres du hip hop à l’ancienne.

Retour à la Main Stage où se sont produits les membres du groupe Blink-182 qui ne sont plus ce qu’ils étaient et ont pris un sacré coup de vieux. Ce concert attendu par les 20-30ans en guise de vieux souvenirs de leurs jeunes années s’est révélé être plutôt décevant.

C’est avec Garbage que les festivaliers découvrent la nouvelle scène dénommée "The Barn". Fidèle à elle-même, la leadeuse du groupe, Shirley, a été très communicative avec son public. Il faut avouer qu’elle doit beaucoup à ce public de Werchter qui la soutient depuis son premier passage en 1995. Les tubes sont intacts et c’est un grand moment de ce premier jour qui s’est déroulé sous ce nouveau chapiteau.

Les amateurs de Drum&Bass furent nombreux à se retrouver dans la Pyramid Marquee qui accueillait le live de Netsky. Le chapiteau débordant jusqu’au centre de la plaine, pour la plupart des spectateurs ce fût donc de la Drum ayant perdu une bonne partie de ses Bass.

De retour au " Barn " c’est l’artiste la plus locale de ce festival qui s’est produit devant une scène bien remplie pour cette jeune chanteuse qu’on ne présente plus. Selah Sue est irréprochable dans sa prestation, elle emmène son public entre ses douces mélodies ponctuées par ses compositions les plus dansantes pour le plus grand plaisir de ses fans.

Un raz de marée envahit la plaine du Main Stage, la tête d’affiche de la journée c’est Robert Smith et sa bande de vieux potes, The Cure. Le groupe mythique n’a plus rien à prouver, excepté peut être le fait qu’ils sont encore bien vivants et en pleine forme.  Et c’est mission réussie, la voix de Smith est intacte, l’énergie est puissante et tout le monde vibre. Ils ont sans aucun doute donné la meilleure prestation de la journée.

Pour clôturer la soirée, les français de Justice ont eu la lourde responsabilité de faire danser le Main Stage sous leurs rythmes électroniques. Malheureusement très peu surprenants, ils ont enchaîné les tubes sans trop se soucier de communiquer avec le public, restant coincés dans leur structure. Légèrement décevant, mais qu’importe, les gens étaient là pour danser après tout.

 

Sébastien Desprez

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