Xavier Rudd à l'AB : " The change is coming.. ! "

Xavier Rudd
Xavier Rudd - © Cole Bennetts

Le chanteur et multi instrumentiste australien a fait souffler un vent de douceur et de paix sur l’Ancienne Belgique qu’il remplit pour trois soirs ! Il y présentera à nouveau son nouveau disque "Storm Boy" et ses plus grandes chansons les 22 et 23 septembre.

Certaines personnalités laissent des traces magiques dans la mémoire ! La rencontre avec Xavier Rudd, il y a une dizaine d’années pour les besoins de la radio, fait partie de ces moments à jamais inscrits en lettre d’or dans nos souvenirs. Un musicien hors pair, une voix qui allie force et caresse mais avant tout un homme dont la tendresse et l’engagement transpirent à chaque respiration ! Un homme qui réfléchit et vit le lien, du local au global, avec l’amour comme étendard.

Cette philosophie nous saisit dès les premières notes de didgeridoo, dès la première percussion d’un concert tout entier tourné vers le partage. Comme nous l’écrivions en 2016, les bonnes vibrations sont partout. Dans son sourire ravageur, dans le son pur de sa guitare acoustique posée sur ses genoux, dans la communion naturelle avec un public qui n’hésite pas à lever le poing pour construire un monde meilleur.

La musique de Xavier Rudd est un mélange d’instruments (multiples guitares, batteries, harmonica, didgeridoo etc.) et d’ambiances. Tantôt folk épurée sur de jolies ballades, tantôt reggae coloré et dansant. Si toutes les chansons n’ont pas la même force (l’originalité n’est pas toujours au rendez-vous) l’émotion que porte cet artiste est impressionnante et communicative.

Son charisme est capable de faire taire toute la salle pendant plusieurs minutes, comme suspendue à la mélodie de sa voix, puis de l’embarquer dans ses rythmes tribaux et revendicatifs. Certaines envolées percussives rappellent avec force son intérêt pour les musiques traditionnelles et son engagement auprès des aborigènes d’Australie. Après un long trajet initiatique, il a d’ailleurs été intégré à l’une de ces communautés.

Son pianiste à la chevelure épaisse fait le show à lui tout seul, n’hésitant pas à jouer à genoux ou à battre la mesure de la tête. Son excentricité répond à la discrétion de son bassiste qui se ferait oublié s’il n’était aussi percutant. Les charmes et l’efficacité de sa batteuse viennent ponctuer un groupe de grande classe. Et donner du souffle à des compositions qui font couler dans les veines des spectateurs ravis un réel courant d’espoir et de solidarité. Une bulle d’altruisme dont on aimerait ne jamais sortir !

François Colinet

En concert samedi 22 et dimanche 23 septembre à l’Ancienne Belgique à Bruxelles. (Complet)