"Wallflower" : le juke-box de Diana Krall

"Wallflower", Diana Krall
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Diana Krall publie lundi "Wallflower", un album en forme de juke-box, reprise de tubes folk, rock et pop, essentiellement des années 70, ayant bercé l'enfance de la chanteuse, du célèbre "Desperado" des Eagles à "I'm not in Love" de 10 CC, produit luxueusement par David Foster.

Sur ce douzième disque studio, Diana Krall quitte son costume de chanteuse de jazz pour celui de chanteuse pop et "crossover". Quelques invités de gala sont conviés: Stephen Stills et Graham Nash, Michael Bublé et Bryan Adams pour un duo chacun avec la chanteuse, et Dean Parks, musicien de studio sollicité par les plus grands depuis plus de 40 ans.

David Foster, producteur-arrangeur à succès (Frank Sinatra, Lionel Richie, Seal, Michael Bublé, Michael Jackson, Bee Gees ), a produit et signé la plupart des arrangements, très soignés. Seul bémol: des orchestrations de cordes et de synthés parfois d'un style un peu pompier.

Après un rêve californien en ouverture avec "California Dreamin'", une chanson de The Mamas and the Papas datant de 1967, avec aux chœurs Stephen Stills et Graham Nash, puis un duo avec le crooner Michael Bublé, arrive le temps fort du disque: "Wallflower", une chanson country-folk composée en 1971 par Bob Dylan et qui demeura inédite pendant vingt ans, est habitée par la voix légèrement voilée de Diana Krall, remarquablement servie par un quatuor à cordes et un solo finement ciselé par Dean Parks.

Diana Krall donne aussi tout son éclat à une ballade recueillie et jusque-là inédite que Paul McCartney l'a autorisée à enregistrer: "If I take you home tonight".

Apparue sur la scène jazz il y a près de vingt-cinq ans, Diana Krall, qui a passé en novembre le cap du demi-siècle, s'est rapidement imposée comme l'une des grandes stars du jazz vocal.

La jeune femme un peu farouche qu'elle était à son arrivée à New York, en provenance de la côte ouest et de l'île de Vancouver où elle a grandi, s'est épanouie. Son idylle avec le chanteur de rock et producteur Elvis Costello, qu'elle a épousé en 2004 et avec qui elle a eu des jumeaux deux ans plus tard, a contribué à cet épanouissement.

Diana Krall a élargi ces dernières années ses champs de compétence: sur son précédent enregistrement, "Glad Rag Doll", elle donnait ainsi un nouveau lustre à des succès des revues musicales des années 1920 et du début des années 1930, mais aussi à des chansons country et blues.

La chanteuse sera à l'affiche de l'Olympia à Paris les 14 et 15 octobre, après Lyon le 3 octobre.

 

AFP Relax News