"Un jour de moins", le nouveau single ensoleillé du trompettiste BÉESAU en duo avec Primero de l’Or du Commun

Coup de cœur pour ce très beau morceau estival du trompettiste Béesau, en featuring avec le rappeur belge Primero (L’Or du Commun).

A 28 ans, Béesau (Rémy de son vrai nom) a déjà un parcours impressionnant en tant que musicien, producteur et beatmaker : il affiche à son compteur de belles collaborations locales et internationales ; un featuring avec Roman Kouder ; un remix des Black Eyed Peas mais aussi un parcours de soliste pour Seal et un tube planétaire avec le dj Kungs et le morceau "This Girl" !

A l’occasion de la sortie de son nouveau titre intitulé "Un jour de moins", on a discuté avec le musicien de ses inspirations et de ses projets à venir…

RTBF Culture : Hello Béesau, peux-tu nous résumer ton parcours en quelques moments clef ?

Béesau : "J’ai commencé la trompette vers 6 ou 7 ans, grâce à ma maman. C’est elle qui m’a donné envie de jouer de cet instrument. Ensuite, j’ai fait 8 ans de conservatoire mais j’ai fini par arrêter parce que l’encadrement autour ne me convenait pas. J’avais 14 ans à l’époque et j’avais déjà envie de faire de la musique. Je me suis acheté un pc et j’ai commencé à faire des prod et des instrus pour des rappeurs de La Rochelle. A 18 ans, je suis tombé sur un album de jazz d’un grand trompettiste et ça a été le déclic. J’ai ressorti la trompette de sous mon lit et je me suis remis à jouer. Je me suis inscrit dans une école à Bordeaux, que j’ai arrêtée après deux ans, et ensuite rebelote à Paris. On peut dire que j’ai toujours eu un problème avec l’encadrement et l’autorité. Le cadre scolaire ne me convenait pas, même si j’adore jouer et que je bossais comme un fou. J’ai donc commencé à jouer dans des clubs de jazz à Paris, je me suis fait repérer et je me suis retrouvé à être soliste pour Seal ou encore à jouer de la trompette pour Kungs. Il y a deux ans j’ai signé chez Universal, ce qui m’a permis de vraiment me concentrer sur mes productions, développer mon univers, inspiré par ce parcours varié."

J’ai toujours eu du mal avec l’encadrement et l’autorité.

RTBF Culture : Raconte-nous l’histoire autour de la collaboration avec Primero, comment cela s’est passé ?

Béesau : "Je suis fan de l’Or du Commun depuis 4-5 ans, je les ai vus une première fois au Festival de La Rochelle il y a quelques années et j’ai directement accroché. Ensuite je les ai recroisés plusieurs fois, on a déjà fait des soirées ensemble et je me suis toujours dit qu’un jour, j’aimerais pouvoir collaborer avec eux. Cela fait deux ans maintenant que je bosse avec HP Trigano, qui est le même producteur qu’eux et je lui ai dit plusieurs fois que je rêvais d’un featuring, notamment avec Primero, dont le style me parlait le plus. Il y a quelques mois, je suis allé enregistrer des prods au studio La Brique à Bruxelles et l’ODC était là. On a discuté et Primero a aimé une des compos que j’étais en train de faire. Il a directement écrit des paroles dessus et on a enregistré une première version. On a laissé quelques mois passer, le temps d’être sûrs du morceau. Quand je suis revenu à Bruxelles, on l’a enregistré pour de bon ! Aujourd’hui, plus je l’écoute et plus je l’aime, je suis super fier de cette collab."

RTBF Culture : Tu mélanges les univers et les styles dans tes compositions. Ce genre de collab avec un rappeur, c’est aussi l’occasion de sortir du jazz classique et de peut-être faire découvrir la trompette à un autre public ?

Béesau : "C’est clair ! Je n’ai personnellement pas trouvé ma place dans l’univers de la musique jazz. Quand je jouais dans des bars ou pour de grands artistes, aucun de mes potes ne venait me voir jouer ! C’est une autre ambiance, le concert se passe assis et puis c’est un univers qui se la raconte un peu… Moi j’ai envie de casser les codes et d’apporter une touche de modernité à cet instrument super cool. J’ai envie de le faire (re) découvrir aux jeunes et aux moins jeunes. Avant en soirée, quand je disais 'je suis trompettiste', les gens pensaient que je faisais partie d’une fanfare (rires)… Alors que j’ai grandi en écoutant du rap et du hip hop.. Ce sont aussi mes univers et j’ai envie de montrer que ce n’est pas incompatible avec la trompette."

Je compose tous les jours, j’ai constamment envie de tester de nouvelles sonorités, de me challenger, notamment en intégrant plusieurs esthétiques au sein d’un même morceau sans perdre en cohérence.

RTBF Culture : "Un jour de moins", c’est le premier morceau que tu sors depuis plus d’un an. Quels sont tes prochains projets ?

Béesau : "D’ici quelques mois je vais sortir un premier véritable album pensé en deux parties. La première sortira en octobre et s’entend comme un prolongement de ce qui a déjà été proposé : des mélodies solaires et organiques. La seconde est prévue pour janvier et sera plus deep et plus profonde. Les morceaux seront plus instrumentaux et plus écrits. C’est une sorte d’invitation à la musique instrumentale, j’ai envie de prouver qu’on peut aussi apprécier écouter de la musique sans paroles !"

RTBF Culture : Merci Béesau pour cet échange ! Tu nous as donné envie de découvrir ton univers, vivement la sortie de ton double album dont nous reparlerons ici sans hésiter ! En attendant celui-ci, nous vous conseillons d’écouter en boucle "Un jour de moins" sur toutes les plateformes !