Triomphe et émotions pour Vincent Delerm au Théâtre 140

Triomphe et émotions pour Vincent Delerm au Théâtre 140!
Triomphe et émotions pour Vincent Delerm au Théâtre 140! - © A.Sougné

15 ans de carrière et un public toujours aussi fidèle. Vincent Delerm nous a, une nouvelle fois, complètement séduits ce mardi soir.

D’une fidélité exemplaire! Depuis 2002 et son arrivée à grand bruit sur la scène de ce qu’on appelait à l’époque la "nouvelle chanson française", nous suivons chaque tournée de ce chanteur à la voix et à l’univers atypiques. Et à chaque fois, il nous bluffe avec ses trouvailles artistiques!

Il y a de tout dans l’univers de Vincent Delerm: des textes ciselés bien sûr, remplis de références culturelles souvent en mode "souvenirs", mais aussi de la littérature (chère à son papa Philippe Delerm), du cinéma, de la photographie, de l’humour… Ce type a un vrai talent multiple!

D’emblée, il nous prévient que la soirée fera la part belle aux sentiments, et il tient parole en utilisant ses différentes déclinaisons artistiques pour bousculer nos émotions, accompagné d’un acolyte musicien passant du piano aux cuivres.

Son dernier album, "A présent", apparaît en filigrane de la soirée. Mais l’homme sait que son public vieillit avec lui et est surtout venu entendre ses premiers succès. Il s’en amuse à plusieurs reprises, jouant la quasi-intégralité de son premier album, qui reste décidément délicieux.

Le plaisir des surprises

Il sera de retour chez nous le 22 mars (à  nouveau au Théâtre 140 mais c’est complet) et le 14 mai (Théâtre de Namur) On ne va donc évidemment pas vous dévoiler les jolies surprises du spectacle. Pointons simplement un très sensible hommage à Leonard Cohen et de magnifiques portraits de femmes sur l’indémodable "Les filles de 1973 ont 30 ans" qui s’adapte au temps qui passe.

Montagnes russes d’émotions donc, rythmées par une belle maîtrise du piano pour quelques "ragtime" endiablés. Moments poétiques aussi,  comme cet extrait du film "Un homme et une femme" de Lelouch qui suspend le temps dans "Deauville sans Trintignant". Une poésie teintée d’humour et d’espièglerie aussi comme dans "La Vipère du Gabon" magnifique texte à deux voix d’une finesse rare.

Ce mardi marquait en plus les 20 ans de sa toute première scène avec ses propres chansons, le 7 février 1997. La soirée était donc émouvante à plus d’un titre pour lui comme pour nous.

Spectacle brillant par son inventivité et son mode multi support, cet homme garde plus que jamais une place particulière dans la chanson française, et dans nos cœurs qui ne demandent qu’à être émus de la sorte. Un moment précieux !

François Colinet

En concert le 22 mars au Théâtre 140 à Bruxelles (Complet) et le 14 mai au Théâtre de Namur.