The Divine Comedy chez PIAS, les plaisirs simples de la pop

Pour accompagner la sortie de "Foreverland", son nouvel album, Neil Hannon a donné un concert seul au piano et à la guitare dans l’intimité des bureaux de sa maison de disque devant une centaine de fans aux anges. Avant le Cirque Royal le 30 janvier prochain.

Revenir aux fondamentaux de l’échange entre un artiste et son public. Dans une industrie de la musique dématérialisée, la tendance est tangible, et fait du bien!

En emménageant dans ces nouveaux locaux du centre-ville de Bruxelles il y a bientôt deux ans, la maison PIAS a clairement misé sur ce contact, cette envie de réinvestir la dimension physique de la musique. Avec un magasin dans lequel on trouve des CD's, évidemment, mais aussi beaucoup de vinyles. Et un espace au sous-sol qui permet des concerts en mode intimiste.

Neil Hannon, chanteur qui incarne désormais à lui seul "The Divine Comedy", en était, ce jeudi, l’invité parfait. "Foreverland", son nouvel et déjà 11e album, sert de prétexte à ce rendez-vous complice avec des fans de la première heure et quelques nouveaux adeptes, dont nous sommes.

Les inépuisables visages de la pop

Depuis le début des années ’90, il explore les contours de la pop, de ses versions des plus épurées aux plus symphoniques. Si les cordes sont très présentes sur ce dernier né, c’est en toute simplicité piano/guitare et voix qu’il se présente pour un show rare, uniquement présenté à Paris avant ce soir.

Show n’est d’ailleurs pas vraiment le mot approprié, parlons plutôt de récital épuré teinté d’humour. Entre chansons d’amour et ritournelles primesautières, ce petit bonhomme nous a livré ses compositions dénuées de tout habillage, l’essence d’un univers qui mélange insouciance et mélancolie, comme peuvent parfois le faire les comédies musicales anglo-saxonnes. C’est simple, beau, prenant!

Des habits que retrouveront les perles de son répertoire le 30 janvier prochain lors d’un concert au Cirque Royal très attendu par le public conquis du soir. On a hâte!

 

François Colinet 

The Divine Comedy, "Foreverland" (PIAS)