"Tank and the Bangas" : la fièvre venue de Nouvelle-Orléans

“Tank and the Bangas” : la fièvre venue de Nouvelle-Orléans
“Tank and the Bangas” : la fièvre venue de Nouvelle-Orléans - © Tous droits réservés

On avait découvert “Tank and the Bangas” aux Transmusicales de Rennes en 2017. Ils étaient ensuite passés par le Pukkelpop et Couleur Café et c’est avec une joie non-dissimulée que nous avons retrouvé le super-groupe en terres belges, au Botanique lors d’une tournée européano-américaine. 

 

C’est autour de Tarriona “Tank” Ball, chanteuse à la voix de velours, que s’est créée cette formation hybride au destin peu commun. Alors qu’elle avait gagné un concours de poésie-slam, Tank prend part à un open-mic avec plusieurs musiciens. Depuis et malgré quelques départs et arrivées, c’est l’alchimie parfaite au sein du groupe. Les joyeux comparses ont sorti leur premier album studio Think Tank en 2013 et ont gagné le NPR Tiny Desk Contest en 2017. “Tank and the Bangas” mêle le hip-hop, la soul et le spoken word comme nul autre. Leur sens du spectacle et leur énergie est totalement incroyable et le groupe ne peut laisser indifférent.

 

Ils font clairement partie de ces groupes sans complexe qui explorent les genres musicaux, revisitent les classiques et jouent avec leur public avec une facilité déconcertante. Mardi soir au Botanique, “Tank and the Bangas” n’a pas mis longtemps à faire sautiller les spectateurs, sourire aux lèvres et choeurs d’une soirée. Outre le talent des musiciens, c’est surtout le personnage scénique de la chanteuse imprévisible à la présence à la fois clownesque et de diva que l’on redemande. Un concert chaud bouillant, un spectacle complet qui vient confirmer les espoirs placés en “Tank and the Bangas”.

 

 

Le groupe “Tank and the Bangas” se produisait à l’Orangerie du Botanique le 12 février 2019.