Selah Sue à l'Ancienne Belgique, en toute simplicité

Selah Sue à l’Ancienne Belgique, en toute simplicité
Selah Sue à l’Ancienne Belgique, en toute simplicité - © Droits réservés

Après le succès de ses deux premiers albums et les joies de la maternité, la jeune louvaniste se présentait en toute en version intimiste à un public toujours aussi fervent. A revoir à Liège, Bruxelles, Dour et Anvers.

Le temps passe à une allure folle ! On se souvient de ses premières scènes au tournant des années 2010 et de cet énorme "Raggamuffin" qui dévoila l’addition explosive entre une voix puissante et un flow d’une parfaite fluidité. Le phénomène Selah Sue s’empare des ondes, armé d’un premier album éponyme bourré d’effets salvateurs, entre soul, pop et ce petit zeste moderne d’electro.

Quatre ans plus tard, "Reason  reprenait les mêmes fondamentaux, épousant un spectre encore plus large entre sons parfaitement formatés et explorations plus personnelles.

Si on n’a pas toujours été fan des arrangements sur disque, on a toujours adoré les rendez-vous que la jeune Sanne fixe à son public. Toujours prête à faire la fête avec un naturel désarmant et qui ne peut que nous toucher, tellement tout semble couler de source pour elle, le chant, la guitare, la scène, le show…

C’est habitée de cette même assurance qu’elle monte sur les planches, en y apportant d’emblée une belle touche d’humilité "C’est le début de la tournée, on a quelques nouvelles chansons mais on a surtout encore le droit de se tromper", prévient-elle espiègle et visiblement émue par l’ovation. En français, en néerlandais, en anglais, elle fait passer son bonheur simple d’être de retour. Avec pour l’occasion, une formule intimiste composée d’un claviériste et d’un violoncelliste dont la mission première est de porter son incroyable voix vers des émotions plus pures encore que sur les deux tournées précédentes.

Envie de simplicité, nous dira-t-elle, après s’être posée le temps de donner naissance et de cajoler son enfant, dans son hamac au son des oiseaux. Les arrangements du soir sont donc pour la plupart plus simples et directs. Seule à la guitare ou rehaussés d’une ligne de violoncelle ou de quelques touches de piano, les moments les plus beaux sont aussi les plus dépouillés. Et remettent sa voix d’or en avant.

Attention toutefois quand elle force un peu, comme sur le "Que serra serra" qu’elle vient d’enregistrer en duo avec l’immense bassiste Marcus Miller, elle nous touche moins en perdant de la finesse. Tout comme dans quelques moments aux arrangements plus agressifs entre cordes et electro.

C’est finalement en rappel qu’elle revient à l’essentiel : une guitare, une voix. Et pas n’importe laquelle : celle d’une jeune femme pétillante, épatante, inspirante, qui fête ses 29 ans ce jeudi, bon anniversaire !

François Colinet

En concert le 4 mai au Forum de Liège (Complet), le 29 juin à Couleur Café (Bruxelles), le 11 juillet au Dour Festival et le 8 aout au OLT à Anvers.