Seal embras(s)e le Cirque Royal !

Seal embras(s)e le Cirque Royal !
Seal embras(s)e le Cirque Royal ! - © eb photography

Le charisme du chanteur britannique a fait chavirer les cœurs et transformé la salle bruxelloise en dance floor multi générationnel.

Peu d’artistes exercent sur nous autant de fascination physique ! Son corps d’ébène, son déhanché, sa cicatrice au visage et…sa voix ! Seal a tout pour plaire et traverse les âges en slalomant entre les styles. Avec une pertinence artistique très variable, mais avec une aisance déconcertante.

Visiblement en forme ce vendredi, il a le rarissime culot de débuter son concert par les deux tubes qui l’ont fait connaitre, Crazy et Killer, vieux de 25 ans. Les gens sont venus pour ces titres-là et se lèvent instantanément pour danser leur plaisir. C’est osé, mais aussi un peu dangereux, parce que le souffler retombe fatalement après. Mais, quel quart d’heure d’ouverture !

Happy to Seal you !

Seal a à peu près tout connu dans sa carrière. Le succès fulgurant, les échecs de certains albums, la résurrection soul, les musiques de films etc. Mais, c’est avec une désarmante simplicité qu’il nous arrive dans cette salle intimiste pour nous parler d’amour à travers son dernier album "7". Il bavarde, s’étonne que certains prennent un malin plaisir à faire du tort, alors qu’il est si facile de propager de l’amour, fonce dans la foule pour voir le public dans les yeux.

Juste au moment où on se dit que c’est touchant mais un peu mou, certains manifestent leur envie de se lâcher à nouveau et le Cirque se réveille en 10 secondes sur un "My vision" enflammé !

On est étonné et déçu que ses deux albums de reprises des standards souls soient pratiquement oubliés, mais impressionné par la palette d’émotions que cet homme suscite. " Kiss from a rose ", extrait du film " Batman Forever " fait à nouveau souffler un vent de douceur avant que le dernier morceau ne déchaine une dernière fois la foule pour clôturer cette belle soirée : " Life on the dancefloor, here we go, once again ! "

François Colinet