Rencontre avec Puggy, en pleine gloire !

Puggy
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Puggy - © photo Kmeron

Ils sont numéro 1 avec leur nouvel album "To win the world", qu'ils présenteront ce jeudi dans D6bels On Stage avant une flopée de concerts dont le point d'orgue est fixé le 22 février 2014 à Forest National.

En les découvrant, sur le tard à l'été 2010, alors qu'ils présentaient leur deuxième album, on s'était enthousiasmé comme rarement pour ce trio, bruxellois d'adoption, en leur prédisant une carrière fulgurante.

On ne s'était donc pas trompé ! Près de 3 ans plus tard, Puggy est sur toutes les lèvres, déchaîne les passions d'un public très large et cueille les louanges d'une presse assez unanime. Au point de s'offrir 4 dates sold out à l'Ancienne Belgique, plein de festivals d'été et de tenter le pari de remplir Forest National l'hiver prochain. Pari qu'ils réussiront, nous n'osons en douter. La question est plutôt : combien de semaines faudra-t-il pour que ce soit complet ?!

Ils réussiront parce que leur nouvel opus est explosif, fédérateur, avec des mélodies accrocheuses comme jamais. C'est le meilleur de Puggy en 11 morceaux, une synthèse des albums précédents, comme Matthew l'a reconnu lors d'un entretien, une fois de plus très décontracté :

Matthew (chanteur) : Le premier, c’était des chansons live enregistrées sur un disque. Pour le deuxième, on a voulu apprendre à faire un disque, enfermés en studio à nous trois. Le troisième disque a combiné les deux approches. On a eu besoin de cet apprentissage par couches. Ce disque, c'est ce que Puggy devait devenir.

On a l’impression que les choses ont été vite. A peine la tournée précédente terminée, vous voilà déjà de retour...

Romain (bassiste) : On n'a jamais séparé les choses. Dès la sortie de Something you might like, la semaine suivante on avait déjà des nouvelles idées. Pour ce disque-ci, on a mis 30 morceaux sur la table et on a malheureusement dû laisser la moitié de côté.

Vous avez travaillé avec le producteur Eliot James, qui vous a fait répéter pendant des heures en studio. Arrivé à votre niveau, c'est encore utile ?

Matthew : En musique, tu n'as jamais fini, tu peux toujours apprendre de nouvelles choses, c'est un peu comme un sportif qui peut toujours s’améliorer. On est arrivé en studio avec certains morceaux pas encore terminés. La volonté était de travailler avec quelqu'un. On voulait franchir une étape. Il a travaillé avec des groupes comme Bloc Party ou Two Door Cinema Club. Il nous a donné cette vision live, tout sur bande " one take, good take ".

Cet album sonne un peu plus seventies que les autres...

Romain : On est "victime" du matériel à notre disposition dans le studio. Le disque a été enregistré un peu dans les mêmes conditions que dans les années 70 qui a révélé plein de groupes qu'on adore. Pour le reste, il ne faut pas trop se poser de question. On s'est amusé avec des jouets et on a foncé !

La tournée a débuté avant la sortie du disque. Et vous accueillez d'ailleurs un quatrième membre sur scène...

Ziggy (batteur) : En fait, la sortie du disque a été un peu retardée. Du coup, les premiers concerts étaient dans une drôle de configuration, quelque part entre l'ancienne et la nouvelle tournée. Ce sera différent maintenant que le disque est sorti. Et nous somme ravis d'accueillir John Janssens aux claviers et aux percussions ! Matt connaît John depuis son enfance. Cela peut paraître difficile de changer la dynamique à trois pour intégrer un quatrième membre mais en fait cela se passe très bien. C'était important d'avoir un clavier supplémentaire pour présenter ce disque.

Vous atteignez, en Belgique, une popularité considérable. Votre disque est en tête des ventes et vous allez même jouer à Forest National début 2014. Ce succès ne devient-il pas démesuré ou parfois trop lourd pour vos épaules ?

Matthew : D'abord, les aspects financiers sont bien moins démesurés que ce que certains pensent. L'âge d'or de la musique en terme d'argent est bel et bien derrière nous ! Mais la question de la peur du succès reste intéressante. On a déjà discuté avec des artistes qui le vivaient difficilement. On a côtoyé des gens pour qui le succès est venu d'un coup et qui n'ont toujours pas compris pourquoi, et d'autres qui sont bourrés de talent et toujours aussi désespérément inconnus. On sait que la roue peut vite tourner.

Et puis surtout Puggy s’est développé petit à petit. On a joué énormément dans des salles de toutes les tailles et cela continue ! Après quatre Ancienne Belgique sold out, on peut se retrouver dans un petit club aux Pays-Bas où on repart de zéro et on adore ça. Je dis souvent qu'on fait notre musique très sérieusement sans se prendre au sérieux. Il y a plein de gens, des médecins, des scientifiques... qui font des choses tellement plus essentielles. On sait que l'on donne du bonheur aux gens qui nous écoutent, comme le font tant d'autres groupes. Il faut savourer mais toujours relativiser !

Entretien : François Colinet

Puggy - "To win the world" (Mercury / Universal)

L'attente était aussi grande que l'appréhension. Après nous avoir surpris par la fraicheur mélodique et l'énergie de leur deux premiers opus, le plus international des groupes belges allait-il résister à la pression du succès et sortir un album au moins aussi bon que les précédents ? La réponse est oui et mille fois Oui ! Ce disque est enlevé, jouissif, bourré de mélodies hyper catchy et montre l'amplitude de leurs talents, entre pop et rock avec quelques relents seventies. Les chansons se retiennent dès la troisième écoute, les voix sont bien mises en valeur, bref un disque qui va cartonner et leur ouvrir, à coup sûr, les portes de la reconnaissance internationale! FC  

Retrouvez Puggy ce jeudi 18 avril dans D6bels On Stage a 22h55 sur La Deux

En concert :

20.04 Festival Bel'Zik (Herve)

23.04 Den Atelier (Luxembourg)

27.04 Festival Aan Zee (De Panne)

03.05 Inc'rock Festival (Incourt)

04.05 Putrock Festival (Beringen)

18.07 Les Francofolies de Spa (Spa)

18.08 Brussels Summer Festival (Brussels)

30.08 Ward'in Rock Festival (Bastogne)

22.02 Forest National (Bruxelles)