Rencontre avec Henri PFR: DJ prodige au service des mélodies

Rencontre avec Henri PFR: DJ prodige au service des mélodies
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Rencontre avec Henri PFR: DJ prodige au service des mélodies - © Tina Herbots

Son dernier single, "In The Mood", fait un carton. En seulement 4 titres, le Bruxellois Henri PFR a explosé et se construit patiemment un destin doré sur la foisonnante scène électro de notre pays. Il sera en concert gratuit sur la Grand Place le 19 décembre!

Enthousiasme! Voilà le mot qui nous vient instantanément à l’esprit pour résumer notre rencontre avec ce grand jeune homme. Il ne quitte jamais son sourire pour nous parler d’une carrière qui s’emballe et qu’il semble encore observer du coin l’œil, comme si rien de tout cela n’était vraiment réel.

"J’ai besoin des photos et des vidéos pour m’ancrer dans la réalité, pour me convaincre de tout ce qui s’est passé ces trois dernières années!", admet Henri, à l’heure d’expliquer sa fulgurante ascension. "Tout est parti d’une mix-tape que j’ai postée sur internet, juste pour mes potes. A l’époque, quand mes posts avaient 100 vues, j’étais ravi!  Et là, ce choix de morceaux mixés à ma sauce a bénéficié d’un effet viral inattendu et tout s’est emballé. Aujourd’hui, elle comptabilise 70 millions de vues sur YouTube!"

Le premier plaisir de Henri fut donc de coller, de mélanger, d’assembler, des bouts de chansons existantes. "A 13 ans, je découvre le logiciel  "Garage band" sur l’ordinateur de mon père et je m’amuse à mélanger des sons, à faire des loops. Puis à 15 ans, j’ai fait une formation de DJ pour être sûr de mon coup car le matériel coûte cher. Après une semaine, j’étais accro!"

Formé au piano classique, fan de Chopin, il prend alors le tournant de la musique électronique mais sans perdre son bagage. Il le porte, au contraire, au cœur d’un univers aux codes totalement différents. "Ma formation m’a été très utile car toutes les musiques partent du classique. Avec les morceaux électro, je perds ma technique de pianiste mais j’adore glisser dans mes mélodies des types d’accords plus recherchés. J’aime beaucoup le DJ américain Wolfgang Gartner, qui excelle dans la rencontre entre l’électro et le classique. Mon plaisir, c’est de créer les mélodies, j’adore chercher sur mon piano, je gère moins la technique, le mastering, etc. Là, je me fais aider. De toute façon, c’est un travail d’équipe."

Dans cet esprit, son concert à l’Ancienne Belgique fut l’occasion pour lui de mettre en lumière tous ceux qui participent à sa musique. "A l’AB, j’ai invité tous les gens avec qui je travaille: chanteurs, saxophonistes, guitaristes. Les morceaux portent mon nom mais c’est un vrai travail d’équipe, que je voulais mettre en avant. Pour moi, un DJ, ce n’est pas qu’un type qui pousse sur "Play" et qui lève les mains en l’air!"

A 22 ans, le jeune homme semble bien garder la tête froide et savoir où il veut aller. "Je pourrais sortir un album demain, j’ai assez de morceaux mais je ne préfère pas. J’évite ce stress pour l’instant. Cela reste un rêve mais pas pour tout de suite. Je veux d’abord essayer d’imposer ma "touch" et montrer les différentes facettes du son d’Henri PFR."

En attendant, il fixe rendez-vous aux oreilles curieuses et à ses nombreux fans le 19 décembre pour un concert gratuit sur la Grand-Place de Bruxelles (diffusé en direct à 20h sur sa page Facebook), avec le Français Petit Biscuit juste avant lui. Un beau cadeau de fin d’année!

 

François Colinet

Henri PFR & Romeo Blanco, "In The Mood"