Qui sont les gagnants du concours musical Du F dans le Texte cette année ?

Du F dans le Texte (DFDT) est un concours organisé tous les ans par le conseil de la musique. Il s’adresse aux artistes et groupes, amateur·e·s ou semi-professionnel·le·s, domicilié·e·s en Fédération Wallonie-Bruxelles et pratiquant un répertoire francophone en musiques actuelles (rock, pop, hip-hop, chanson, électro, …). Il a déjà révélé de nombreux artistes de la scène belge comme Veence Hanao, Glauque, JeanJass ou encore Judith Kiddo.

 

2 pour le prix d’une

L’édition 2020 du concours avait malheureusement dû s’arrêter au stade des finales. Mais pour cette année 2021 les organisateurs du DFDT ont donc proposé une seconde chance bien méritée aux candidats de l’an dernier. Les finalistes ont donc été réinjectés en demi-finale. Une sélection pour la finale qui a donné du fil à retordre au jury.

La demi-finale a pris ses quartiers à l’Atelier 210 (Etterbeek) en février tandis que le Botanique les a reçus en avril pour la finale. Toutes ces prestations ont été enregistrées et ont pu être visionnées par les différents jurys sélectionnés.

6 lauréats pour cette année

Le podium cette année s’est départagé entre Lo, ROZA et Gabrielle Verleylen.

1er prix : Prix de la ministre de la Culture (6000€) : LO
2e prix :
Prix du ministre-président de la Région Bruxelles-Capitale (5000€) : ROZA
3e prix :
Prix du Conseil de la Musique (4000€) : GABRIELLE VERLEYEN

EDWIGE, KREGO et ESTELLE BALDÉ se sont également fait remarquer par certains partenaires et repartent avec des prix coups de cœur qui se traduisent par des jours de résidence, des concerts programmés pour des festivals ou des événements qui se tiendront normalement dans le courant des mois qui viennent.

Coup d’œil sur les 3 grands gagnants

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Portrait de LO © Simon Vanrie

LO est un jeune pianiste Bruxellois d’origine franco-belge. Les doigts en mouvement sur le clavier de son instrument, ce dernier distille ses mots sur des mélodies imaginées aux confins du jazz, du slam et de la musique classique. D’une grande sensibilité, son interprétation évoque les complaintes existentialistes de Saez et une rage adolescente autrefois incarnée par un groupe comme Fauve. Avec ses chansons mélancoliques aux douces vertus thérapeutiques, LO dévoile sa part d’intimité avec, en toile de fond, un quotidien désabusé.

 

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L’artiste ROZA © Bertrand Vandeloise

Entre subtiles ondes sonores, réactions chimiques et doux frissons électromagnétiques, l’univers de Roza réagit aux vibrations d’une actualité chamboulée à travers des textes poétiques et engagés. Mélange de sonorités électroniques (loops) et d’instruments acoustiques (banjo – guitare – n’goni), la musique met la chanson française en relation avec le jazz, les légendes du folk et les traditions du vaste monde. Accompagnée par le multi-instrumentiste Hadrien Pierson, Roza profite de ses chansons pour déclamer son désir de révolte, son immense petitesse, mais aussi son obsession pour la beauté des choses simples.

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Image de son clip " La nuit je mens" d’Alain Bashung © Gabrielle Verleyen

À travers ses chansons, Gabrielle Verleyen propose un univers dans lequel nostalgie et espoir se croisent, alliant simples ritournelles et recherche esthétique, il s’inscrit dans une tradition folk aux accents indie-pop. Pour comprendre la genèse de ce projet, il faut remonter la ligne du temps et marquer une étape à Rotterdam. C’est là, qu’en 2011 Gabrielle Verleyen étudie le chant au conservatoire des musiques du monde. Huit ans plus tard, elle reprend la route de sa Belgique natale : un déracinement pour un retour en terrain connu, un nouveau départ où se mêlent, çà et là, solitude et mélancolie. Dans ces eaux un peu troubles, l’artiste se retranche derrière des chansons apaisantes et lumineuses.