Play Misty For Me : Xavier Rogé et le film épure "L'homme au bras d'or" avec Frank Sinatra

Durant tout l’été sur Musiq3, l’émission de Pascale Valerberghe "Sur un air de cinéma" accueille 9 émissions réalisées par l’équipe de Play Misty Prod (Vincent Dascotte et Bastien Paternotte), alliant les classiques du cinéma et le jazz. L’idée étant de dresser le portrait d’un musicien par le biais d’un film.   

Xavier Rogé et le film "L'homme au bras d'or" (1955) 

Grand cinéphile, Xavier Rogé a vu "L’Homme au bras d’or", son intrigue se fonde sur des inversions qui posent question et font doucement rigoler notre batteur, Jazzman. Nourris des conseils de Stéphane Galland, Fabrizio Cassol, Bruno Castellucci, il forme son premier quartet "Warp", en compagnie de Jacques Pirotton, Bo Van der Werf et Michel Hatzigeorgiou. En 2004 il remplace Stéphane Galland au sein du groupe Aka Moon. En 2009, le trompettiste Ibrahim Maalouf lui propose de rejoindre son Quintet pour une tournée en Europe avec de précieuses rencontres à la clef.
Xavier Rogé et Frankie Machine (dans le film) jouent de la batterie dans des formations jazz. Si ce n’est cet excellent point commun, tous les opposent. Par exemple, l’un existe l’autre pas. Ou alors, Xavier Rogé joue beaucoup plus de batterie qu’il ne se drogue. Alors que Frankie Machine, alias Frank Sinatra dans le film, se drogue beaucoup plus qu’il ne joue. "L’Homme au bras d’or" dans les yeux de Xavier Rogé se fait entendre par sa bouche dans Play Misty For Me. 

Shelly Manne en doublure  

Bien decidé à ne plus se droguer, Frankie Machine (Frank Sinatra) voudrait devenir musicien de jazz. Mais Zosch (Eleanor Parker), son épouse, préfère qu'il gagne sa vie comme croupier dans le tripot de Schwiefka (Robert Strauss). Bientôt, les dettes s'accumulent et Frankie, qui se drogue de nouveau, est accusé du meurtre d'un dealer. Le film est  réalisé par Otto Preminger. Il est notamment connu pour son générique, réalisé par le graphiste Saul Bass et la partition très novatrice de Elmer Bernstein qui marque le début d'une façon d'utiliser le jazz au cinéma. C'est le batteur de jazz Shelly Manne qui double Sinatra dans les scènes où ce dernier joue de la batterie.