Paul-Henri Wauters : « Aux Nuits, il faut faire des choix. Tant mieux! »

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- © rtbf

C'est ce jeudi que s'ouvriront les Nuits Botanique 2012. Ce grand rendez-vous dédié à la fête et à la découverte musicale annonce le retour des beaux jours pour tous ceux qui ont l'oreille curieuse et qui n'ont pas peur de choisir.



L'équipe du Botanique mets tout en œuvre pour offrir une qualité d'écoute optimale et ne pas frustrer le spectateur qui, de toute façon, ne pourra pas tout voir ! Rencontre relax avec le programmateur de ces Nuits prometteuses à la veille des trois coups :



C'est déjà la 19è édition de ces « Nuits Bota », comment qualifieriez-vous le travail effectué pour composer l'affiche ?

Paul-Henri Wauters : Je suis à la fois enthousiaste et soulagé : enthousiaste d'abord parce que ce moment est toujours spécial pour nous tous. On sait que cela va être un marathon éreintant pour toute l'équipe mais que l'on va vivre de belles sensations, musicalement et humainement.

Soulagé ensuite parce que je remarque une difficulté de plus en plus importante à trouver des artistes de renoms qui sont prêts à jouer au mois de mai. Pour beaucoup d'entre eux, leur stratégie change. Ils préfèrent souvent concentrer leurs efforts sur une tournée uniquement estivale, par exemple. Parce que cela permet de jouer dans de gros festivals, de toucher un maximum de spectateurs en moins de dates, donc avec moins d'investissement en temps, tout en pouvant réclamer des cachets plus importants. C'est un phénomène assez nouveau mais qui s’amplifie depuis quelques temps.

Je suis néanmoins très heureux de notre affiche 2012, qui est le reflet fidèle de notre ambition : faire découvrir un maximum de groupes en devenir, permettre à des groupes belges de jouer dans les meilleurs conditions et obtenir quelques belles tête d'affiches pour attirer le plus de monde possible pour aiguiser la curiosité de chacun.



Après 12 ans, n'y a-t-il pas un risque de routine ?

Paul-Henri Wauters : Non, au contraire ! La routine, je ne la ressens jamais. Je mets toujours un point d'honneur à proposer un maximum de groupes nouveaux, ou très peu connus du public. Avec les nouvelles habitudes de diffusion musicale, le métier a beaucoup évolué. Aujourd'hui, il suffit parfois de poster une ou deux chansons sur internet pour se faire un nom. On accueille cette année plusieurs artistes qui ne sortent que leur premier album comme Django Django et Lianne La Havas par exemple dont les concerts sont déjà sold out ! La temporalité des carrières a beaucoup changé. Chaque année, les « buzz » du moment amène du vent frais et empêchent la routine.

Les Nuits Botanique reste un endroit prisé ?

Paul-Henri Wauters : Tout à fait ! A la fois par le public, dont la fréquentation est stable voir en légère hausse depuis plusieurs éditions, mais aussi par les artistes dont beaucoup demandent expressément à jouer dans nos salles. Chacun des 5 lieux qui accueillent des concerts pendant Les Nuits (le Cirque Royal, l'Orangerie, la Rotonde, le Chapiteau et le Grand salon NDLR) ont chacun un cachet très particulier avec des capacités d'accueil différentes et complémentaires. C'est un grand atout pour nous d'avoir de si beaux endroits. Cela nous permet de proposer de belles affiches à des prix raisonnables.

Justement, on remarque une inflation constante des prix des places un peu partout, sauf au Botanique...

C'est évidemment, une de nos grandes fiertés. Bien sûr, une part importante de notre budget provient de subsides publics mais nous arrivons progressivement à une situation de parité entre les apports publics et les recettes de billetterie. Nous nous battons bec et ongles pour que la musique reste un plaisir accessible à tous. Et nous proposons la plupart du temps 3 artistes pour une même soirée ce qui permet de faire des découvertes à un prix très abordable. Si un artiste veut jouer chez nous, il sait que ce ne sera pas à n'importe quel prix.



Pourquoi ne pas proposer comme dans d'autres festivals, de formule PASS qui permet de passer d'une salle à l'autre au gré de ses envies ?

Ce choix fait partie de nos spécificités. La programmation est pensée en disant aux gens " Allez-y, faites des choix et assumez-les !". Pour chaque scène, on propose des artistes qui, selon nous, sont susceptibles de plaire au public curieux venu applaudir l'un ou l'autre. C'est aussi une conséquence des ambiances très différentes présentes dans chaque salle. On veut inviter les gens à se poser à un endroit et à déguster la musique dans la longueur. On ne veut pas encourager cette forme de zapping permanent, qui en plus, crée beaucoup de nuisances et de mouvement, ce qui est désagréable pour le public comme pour les artistes.

Question inévitable : quels sont vos 3 choix prioritaires pour cette édition ?

Question difficile et cruelle évidemment mais allons-y !



L'équipe du Botanique mets tout en œuvre pour offrir une qualité d'écoute optimale et ne pas frustrer le spectateur qui, de toute façon, ne pourra pas tout voir ! Rencontre relax avec le programmateur de ces Nuits prometteuses à la veille des trois coups :



C'est déjà la 19è édition de ces « Nuits Bota », comment qualifieriez-vous le travail effectué pour composer l'affiche ?

Paul-Henri Wauters : Je suis à la fois enthousiaste et soulagé : enthousiaste d'abord parce que ce moment est toujours spécial pour nous tous. On sait que cela va être un marathon éreintant pour toute l'équipe mais que l'on va vivre de belles sensations, musicalement et humainement.

Soulagé ensuite parce que je remarque une difficulté de plus en plus importante à trouver des artistes de renoms qui sont prêts à jouer au mois de mai. Pour beaucoup d'entre eux, leur stratégie change. Ils préfèrent souvent concentrer leurs efforts sur une tournée uniquement estivale, par exemple. Parce que cela permet de jouer dans de gros festivals, de toucher un maximum de spectateurs en moins de dates, donc avec moins d'investissement en temps, tout en pouvant réclamer des cachets plus importants. C'est un phénomène assez nouveau mais qui s’amplifie depuis quelques temps.

Je suis néanmoins très heureux de notre affiche 2012, qui est le reflet fidèle de notre ambition : faire découvrir un maximum de groupes en devenir, permettre à des groupes belges de jouer dans les meilleurs conditions et obtenir quelques belles tête d'affiches pour attirer le plus de monde possible pour aiguiser la curiosité de chacun.



Après 12 ans, n'y a-t-il pas un risque de routine ?

Paul-Henri Wauters : Non, au contraire ! La routine, je ne la ressens jamais. Je mets toujours un point d'honneur à proposer un maximum de groupes nouveaux, ou très peu connus du public. Avec les nouvelles habitudes de diffusion musicale, le métier a beaucoup évolué. Aujourd'hui, il suffit parfois de poster une ou deux chansons sur internet pour se faire un nom. On accueille cette année plusieurs artistes qui ne sortent que leur premier album comme Django Django et Lianne La Havas par exemple dont les concerts sont déjà sold out ! La temporalité des carrières a beaucoup changé. Chaque année, les « buzz » du moment amène du vent frais et empêchent la routine.

Les Nuits Botanique reste un endroit prisé ?

Paul-Henri Wauters : Tout à fait ! A la fois par le public, dont la fréquentation est stable voir en légère hausse depuis plusieurs éditions, mais aussi par les artistes dont beaucoup demandent expressément à jouer dans nos salles. Chacun des 5 lieux qui accueillent des concerts pendant Les Nuits (le Cirque Royal, l'Orangerie, la Rotonde, le Chapiteau et le Grand salon NDLR) ont chacun un cachet très particulier avec des capacités d'accueil différentes et complémentaires. C'est un grand atout pour nous d'avoir de si beaux endroits. Cela nous permet de proposer de belles affiches à des prix raisonnables.

Justement, on remarque une inflation constante des prix des places un peu partout, sauf au Botanique...

C'est évidemment, une de nos grandes fiertés. Bien sûr, une part importante de n

D'abord le retour flamboyant de Dominique A qui a quasiment présenté chacun de ses albums dans une de nos salles. C'est un vrai fidèle du festival qui n'a pas toujours obtenu le succès public qu'il méritait. Mais là, la beauté de son album a frappé les esprits et son concert sera très attendu, 20 ans après la sortie de son premier album. (le 11 au Cirque royal).

Ensuite, je dirais la prestation attendue de Charlotte Gainsbourg. Elle est très attendue parce que ses précédentes prestations ont parfois été décevantes. Mais cette fois-ci, elle sera sur scène avec Connan Mockasin, A ne pas rater ! (le 19 au Cirque royal).

Enfin je choisirais la soirée avec le génial trompettiste Ibrahim Maalouf et les congolais du Staff Benda Bilili qui viendront présenter de nouveaux morceaux. Leur énergie est fantastique et les voir prendre leur pied à ce point malgré leur handicap est toujours impressionnant. Même après 3 ans de tournée, le public en redemande !

Entretien : François Colinet

Plus d'infos sur le site du Botanique

Pour consulter la programmation en détails