Namur: l'édition 2015 du Verdur Rock à la sauce (payante) Esperanzah

Esperanzah! est le nouveau partenaire de Namur pour organiser le Verdur Rock
Esperanzah! est le nouveau partenaire de Namur pour organiser le Verdur Rock - © www.verdur-rock.be/

Un nouvel acteur débarque à Namur pour l’organisation du plus ancien festival de Wallonie, le Verdur Rock, qui a lieu chaque année sur les hauteurs de la Citadelle. La ville va s’associer avec les organisateurs du Festival Esperanzah pour la 31ème édition programmée le 27 juin 2015. Le Verdur Rock conservera son identité, mais il sera redynamisé. Et, gros changement pour le public, l’entrée sera désormais payante.

 

Il y a quelques mois, la Ville de Namur avait annoncé qu’elle ne voulait plus s’occuper seule de l’organisation très exigeante du Verdur Rock, dans un secteur de plus en plus concurrentiel. Un appel d’offres a donc été lancé pour trouver un partenaire, et parmi les quatre dossiers introduits, c’est celui d’Esperanzah qui est arrivé en tête du classement établi par un jury indépendant. Les autres soumissionnaires étaient l’ASBL GO GO GO (Dour Festival), Namur-Event ASBL (Apéro namurois, Namur Capitale de la Bière) et Pastoo ASBL (Festival Lasemo).

"Avec ce partenariat, nous allons pouvoir relancer l’événement qui était en perte de vitesse ces dernières années, explique Patricia Grandchamps, échevine de la Jeunesse. Mais cela ne veut pas forcément dire que nous aurons un mini-Esperanzah fin juin à Namur, nous avons veillé à ce que l’identité du Verdur Rock soit préservée : un festival convivial pour les jeunes, mais qui conserve son public actuel des 30-40 ans."

Comme d’habitude, un accent particulier sera mis sur le respect de l’environnement (nuisances sonores et gestion des déchets) et il n’y aura pas de matraquage publicitaire. "Le Verdur doit rester un événement musical de service public", ajoute Patricia Grandchamps.

Entrée payante

La grosse nouveauté pour le public, c’est le prix d’entrée. Depuis ses débuts, la particularité du Verdur Rock résidait dans sa gratuité. Désormais, il faudra payer 15 euros (10 euros en prévente).

"Nous ne voulions pas d’un festival à 50 ou 60 euros, nous avions mis un prix maximum de 15 euros, c’est visiblement le seuil nécessaire pour atteindre l’équilibre, poursuit l’échevine. Et puis, vous savez, la gratuité avait aussi ses inconvénients. Il était de plus en plus difficile de faire venir les artistes du moment qui sont parfois très chers… Sans compter la météo ! Si c’est gratuit et qu’il pleut, les gens ne se déplacent pas. Il y a donc moins de public et moins de recettes dans les bars".

Dans ce partenariat public/privé, Esperanzah s’occupera de la programmation musicale, de la logistique et de la gestion des bars. La ville conservera pour sa part l’organisation du concours Tremplin et la mise en place d’un village associatif.

Hugues Van Peel

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