Les Nuits du Botanique 2018 : L'Impératrice + Pépite + FAIRE

Les Nuits du Botanique 2018 : L’Impératrice + Pépite + FAIRE
Les Nuits du Botanique 2018 : L’Impératrice + Pépite + FAIRE - © Tous droits réservés

Mardi soir à l’Orangerie, un microclimat musical déferlait sur Bruxelles avec les trois groupes français, petits poulains du label indé parisien. Ambiance tropicale et intempéries voluptueuses.

La soirée débute avec le duo Pépite qui se sont fait remarquer aux Bars en Trans de Rennes en 2017. Le groupe pop-nostalgique a sorti son second EP en septembre dernier, “Sensation” venait prendre la suite de la jolie première percée musicale “Les Bateaux”. Découverts par le label microqlima il y a presque deux ans, les deux gars de Pépite se disent “aventuriers du sentiment” et proposent un univers à cheval entre Michel Berger et de la pop sablonneuse californienne, entre la nostalgie des années 80 et les balades sur la plage, lieu de rencontre d’Eddy et Thomas. Les paroles naïves et romantiques nous rappellent aussi les fins d’été chantés par Voulzy et les couchers de soleil couleur grenadine ou menthe à l’eau (comme la reprise de leurs collègues d’Isaac Delusion). Sur la scène de l’Orangerie, les deux amis font office d’ouvreurs de salle de luxe pour leurs potes de FAIRE et L’Impératrice. Avec une bonne humeur communicative et des titres très pop, Pépite n’a aucun mal à embarquer le public des Nuits pour un long slow de quarante minutes que l’on ne voit pas passer. 

 

Pépite jouera au Festival de Dour le 15 juillet.

 

 

Réunis en 2015 par l’amour de la techno, du punk et du DIY, les trois têtes brûlées de FAIRE ont déjà 4 EPs à leur actif. Auto-proclamés représentants de la “gaule-wave” et en constant décalage, ils incarnent le punk moderne sans complexe, improvisé et fait maison à la frontière entre Les Wampas et les Sex Pistols. De leur musique à leurs tenues de scène en passant par les pochettes, FAIRE sait tout faire et sur scène cela donne une musique exaltée et lavée de tout académisme. Pris en sandwich entre deux groupes d’électro-pop, le groupe a réussi le pari de livrer un spectacle underground, à la fois brutal et comique, ils ont même fait pogoter une bonne partie de l’Orangerie.

 

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L’Impératrice est partout. Après avoir sorti son premier album studio (Matahari), le groupe qui mêle l’électro, la pop et le disco occupe le haut de l’affiche aussi bien sur YouTube que sur scène. Formé en 2012, L’Impératrice a sorti plusieurs titres et remixes avant de signer chez microqlima. Leur premier maxi sorti en 2017 sera annonceur de l’éclosion du groupe composé de Charles de Boisseguin, Hagni Gwon, David Gaugué, Achille Trocellier, Tom Daveau et Flore Benguigui. Dans la lignée royale de l’électro-pop français, L’Impératrice se différencie par une technicité et une touche disco très reconnaissable. Le groupe était la tête d’affiche de ce mardi soir aux Nuits et jouait à guichets fermés devant un public chauffé à blanc par les collègues. Avec un spectacle crescendo très étudié, les petits princes français ont fait montre de leur sens de la scène. La voix de Flore Benguigui parfaitement placée, rappelant des tubes disco des années 80 alliée à la grande maîtrise et la bonne humeur des musiciens a fait vibré toute l’Orangerie. Un magnifique spectacle d’une symphonie spatiale donné par des créatures astrales. On a aussi bien aimé la reprise de Hiéroglyphes avec leurs amis de Pépite.

 

L’Impératrice sera au Festival de Dour le 14 juillet.