Les mélodies d'Ennio Morricone résonnent jusque dans le hip-hop

Ennio Morricone c’est bien sûr l’harmonica qui accompagne l’apparition de Charles Bronson dans Il était une fois dans l’Ouest, mais c’est aussi plusieurs centaines de compositions bien au-delà des ambiances western spaghetti. Morricone est décédé le 06 juillet dernier, mais son influence reste importante... jusque dans la sphère du hip-hop.  

Sergio Leone ne serait rien sans la musique de Ennio Morricone ( Pour une poignée de dollars, Le Bon, la Brute et le truand, Il était une fois dans l'Ouest...), mais le compositeur a aussi signé les bandes originales de Sacco et Vanzetti, Les moissons du Ciel de Terence Malik, Le Professionnel de Georges Lautner et jusqu'à Quentin Tarantino dont la musique de Les huit Salopards a valu à Morricone un Oscar en 2016. Son influence s’est répandue jusque dans la sphère du hip-hop avec nombre de rappeurs qui ont qui ont utilisé sa musique pour en faire des samples et rapper dessus.

Voici un petit florilège non-exhaustif de morceaux, plutôt orientés nineties, repéré par Zach Schonfeld pour le magazine Spin. Les musiques d'Ennio Morricone instaurent une ambiance immédiate et sont utilisées en intro des morceaux. 

 

Beats International, “Dub Be Good to Me” (1990)

En 1990, Beats International et The Orb choisissent Il était une fois dans l’Ouest pour rajouter de la tension dès le début du morceau.

The Orb, “Little Fluffy Clouds” (1990)

Le groupe électronique britanique d’ambient house utilise lui aussi Il était une fois dans l’Ouest, mixé étrangement avec des extraits d'interview de Rickie Lee Jones

Method Man, “Release Yo’ Delf” (1994)

Le remix de Prodigy de ce premier morceau de Method Man sample la musique de Pour quelques dollars de plus pour rajouter à l’urgence. Comme l’annonce d’un drame imminent… 

EPMD (feat. Method Man & Redman and Lady Luck), “Symphony 2000” (1999)

Le sample le plus improbable est celui de la musique de Des oiseaux, petits et gros, un film de Pier Paolo Pasolini de 1966. Une ligne de violon joyeux et aérien en totale opposition à la rage qui s’insinue dans le morceau. 

Eminem, "Bad Meets Evil" (1999)

Encore une intro soutenue par le son et le génie de la mélodie de Morricone. Enimen utilise le thème principal du chef-d'œuvre de Sergio Leone de 1966, Le Bon, la Brute et le Truand