Les 4 albums qui ont marqué Loïc Nottet

Disparu des radars après sa tournée Selfocracy, Loïc Nottet est revenu en force avec son single "On Fire" qui a affolé les compteurs YouTube (plus de 2 millions de vues) et surtout le court-métrage Candy. Dans cette fantasmagorie musicale de 21 minutes, l’artiste belge impose sa nouvelle palette sonore et un énigmatique héros bipolaire dans un mélange qui doit autant aux comédies musicales de Broadway qu’aux films de Disney ou au cinéma d’épouvante. Confinement oblige, le chanteur a dû publier l’annulation du concert à Forest National.

Pour Larsen, il avait défini les quatre albums qui l’ont aidé à imposer son univers singulier.

Michael Jackson, Bad

Michael Jackson a marqué mon enfance. À la maison, je dansais sur toutes les chansons de "Bad" et ça a fini par convaincre mes parents de m’inscrire à des cours. Plus que les mélodies des chansons, j’étais attiré par ses chorégraphies et la manière qu’il avait d’utiliser son corps pour extérioriser ses sentiments. Je peux comprendre que beaucoup de gens ont fait la comparaison entre mon court-métrage "Candy" et celui de "Thriller" réalisé par John Landis en 1982 qui était précurseur dans sa forme. Mais avec "Thriller", on est plus dans le trip gore / zombie. Ce n’est pas trop mon truc. Pour "Candy", l’influence vient davantage du cinéma de James Wan, le réalisateur sino-malaisien à qui l’on doit "Saw", "Insidious" ou encore "Conjuring". Pour "Candy", je voulais un mélange d’épouvante, de Walt Disney et de comédie musicale de type Broadway.
 

Sia, 1000 Forms Of Fear

Si Michael Jackson a marqué mon enfance, Sia est l’artiste de la fin de mon adolescence et du début de mon projet artistique. Jusqu’à cet album, je n’avais jamais adhéré totalement à l’univers d’une chanteuse ou d’un chanteur. Je suivais déjà le parcours de Sia, mais c’est avec "1000 Forms Of Fear" que j’ai craqué sur elle. Sia réussit à mettre tout son vécu dans les chansons, tout en gardant une part de mystère. Musicalement, elle marie la pop et les sonorités modernes. J’ai d’ailleurs fait un clip sur son hit Chandelier. Quand j’ai découvert ce disque, j’ai trouvé plein de similitudes avec ce que je voulais moi-même exprimer dans ma musique.

Carl Orff, Carmina Burana

Lorsque j’ai commencé à suivre des cours de danse, mon professeur diffusait beaucoup de pièces musicales épiques pour nous faire travailler sur les chorégraphies. À l’âge de onze ans, j’ai été confronté pour la première fois à "Carmina Burina" et ça m’a complètement influencé pour mes futurs choix artistiques et mes goûts musicaux. Les textes de cette cantate sont en latin et allemand mais, sans rien comprendre, ça me parlait. À la maison, j’écoutais en boucle "In Taberna", une suite de trois morceaux de Carl Orff bourrés de chœurs. Ça me donnait envie de monter sur les barricades, ça me donnait de la force et du caractère. C’est de Carmina Burana et de ces cours de danse que vient ma passion pour les musiques orchestrales et les soundtracks. C’est aussi Carl Orff qui m’a donné envie de mettre plein de chœurs dans mes productions.
 

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, le soundtrack de Nicholas Hooper

Il m’est difficile de ne citer qu’une seule bande originale de film car je n’arrête pas d’en écouter. J’ai eu des gros frissons lorsque j’ai découvert le soundtrack que Nicholas Hooper a signé pour Harry Potter And The Order Of The Phoenix (Harry Potter le Prince de sang – ndlr). Pour le morceau Dumbledore’s Farewell, qui accompagne sur l’écran la mort du mage Dumbledore, Hooper signe un thème simple, frontal et, pour le coup, sans le moindre chœur. C’est juste parfait au niveau des émotions. Chaque fois que je l’entends, je visualise la mort de ce personnage. C’est particulièrement interpellant. J’aime aussi beaucoup le soundtrack de La Liste de Schindler réalisé par Steven Spielberg en 1993 et composé par John Williams, toutes les BO de Danny Helfman pour Tim Burton et, dans un tout autre genre, celles de Hans Zimmer. La dernière musique de film pour laquelle j’ai craqué est "It : The Second Chapter" de Benjamin Wallfisch.
 

Loïc Nottet en mode confinement

Il était en live@home sur Pure, vendredi dernier.

Article extrait du n°36 de Larsen.

Larsen est le magazine de l’actualité musicale en Fédération Wallonie-Bruxelles. Édité par le Conseil de la Musique, il touche à tous les styles, du classique au contemporain en passant par le jazz, l’électro, le rock ou la chanson.

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