Le batteur Tony Allen tire sa révérence le jour de la journée internationale du jazz

Bologne, Londres, Lisbonne, France… les concerts était programmés pour 2020 et 2021. Le batteur nigérian Tony Allen nous a quitté ce 30 avril, le jour de la "Journée internationale du Jazz", il avait 79 ans.

Il était en pleine forme, c’était assez soudain. Je lui ai parlé à 13 heures puis deux heures plus tard il était pris d’un malaise et a été transporté à l’hôpital Pompidou où il est décédé. Eric Trosset, son agent.

Son nom est inévitablement associé à son compatriote Fela Kuti (disparu en 1997). Ensemble, ils vont développer le genre afrobeat, mélange de musique nigérienne traditionnelle, jazz, funk, highlife. L’afrobeat ce sont des rythmes endiablés, hypnotiques mais aussi des paroles engagées, qui dénoncent notamment la corruption et la mainmise des politiciens sur les richesses du Niger.

Avec Fela, dont il fut non seulement le batteur mais aussi le directeur artistique de 1968 à 1979, ils enregistreront une quarantaine d’albums avant de choisir des parcours différents. Tony Allen rythmera "The Good, The Bad and The Queen", projet de Damon Albarn (du groupe Blur) ou encore "La ritournelle" du français Sébastien Tellier. En mars 2020 sortait "Rejoice" témoignage musical de la rencontre de 2010 entre Tony Allen et le trompettiste Hugh Masekela, disparu lui en 2018.

Né en 1940 à Lagos au Niger, élevé aux sons de Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Tony Allen était un batteur hors pair. Brian Eno disant de lui :

C’est le meilleur batteur qui ait vécu