Larsen, le magazine du Conseil de la Musique fait peau neuve

Larsen, mensuel et gratuit, c'est l'organe du Conseil de la Musique. Son seul objet : la promotion des artistes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Avec plus de photos, de nouvelles rubriques ludiques et plus de pages, le mensuel vise un public plus large, fan de Glauque - en couverture- comme de Cocaine Piss ou Nathalie Loriers.   

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Larsen - couverture mai-juin 2020 © Larsen

Larsen, comme tout bon magazine musical, ce sont des rencontres avec les artistes qui font l'actualité et des critiques des sorties CD. Ce qui fait la différence ici, c'est qu'on parle exclusivement de l'actualité du secteur musical... belge ?, non pas puisque la culture est régionalisée; on parle de l'actu musique en Fédération Wallonie-Bruxelles. Tous genres confondus. On le sait, notre scène rap, rock, jazz, chanson française est foisonnante et certains artistes comme Angèle rameutent les foules, mais le pari de Larsen est de pouvoir capter l'attention de la lectrice et du lecteur au-delà de l'artiste en couverture. Avec ce nouveau numéro, par exemple, c'est avoir envie d'en savoir plus sur Glauque dont on parle beaucoup en ce moment, mais aussi de découvrir le folk-pop de The Feather, le projet ambient Prairie de Marc Jacobs (pas le styliste américain !) ou le label de jazz Igloo

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Rubriques feel good, anecdotes, coulisses... les musiciens sont sympas

Pour donner une couleur magazine à Larsen, la rédaction a imaginé de nouvelles rubriques comme Affaires à suivre : les projets émergents d’artistes qui n’ont pas encore d’album, Un cd et l’addition : 3 images pour identifier un artiste et un album, J’adore ce que vous faites : un.e artiste évoque ses sources d'inspirations. Une manière de sortir du cadre Fédération Wallonie-Bruxelles. Blanche s’est pliée à l’exercice pour ce numero 68. Et puis L'anecdote -tout est dans le titre- dont Benjamin Schoos, à la tête du label Freaksville, essuie les plâtres. Il raconte un concert avec Marie-France au rayon lingerie du Bon Marché à Paris pour le défilé de Stella McCartney…

 

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Larsen - rubrique Arrière-Plan mai-juin 2020 © Larsen

La nouvelle formule a aussi la volonté de développer les dossiers, ce mois-ci la place des femmes dans le jazz et l'empreinte écologique de la consommation musicale sont évoqués. Un autre axe est la volonté de rendre visible tous les acteurs de cette communauté musicale avec la rubrique Arrière-Plan qui met en lumière des gens du secteur moins exposés comme les techniciens, les ingénieurs son qui font de la musique au quotidien mais qui ne sont pas médiatisés. Cette fois, on découvre le parcours de l'ingénieur du son Vincent Philippart qui a entre autres tourné avec dEUS, Queens of The stone Age et Björk. 

 

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Papier ou numérique : il faut choisir... ou pas  

Larsen est gratuit et tiré à 5000 exemplaires. Plus de 2000 sont envoyés aux abonnés ( ça se passe ici) et le reste est mis en dépôt dans les lieux culturels. La rédaction se dit très attachée au papier qui permet une meilleure vue d’ensemble du contenu du magazine et plus grand confort de lecture. Mais l'ouverture au numérique, conçue comme complémentaire, est sur les rails avec dès à présent la lecture via la plateforme Issuu et dès septembre 2020 un site dédié avec les articles et -indispensable quand on parle musique- du son et de la video ! 

Cerise printanière sur le gâteau Larsen nouvelle formule : une playlist Spotify pour découvrir tous les sons et mélodies dont on aura découvert les auteur.trice.s dans le magazine.

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Larsen - Dossier 180° mai-juin 2020 © Larsen