La voix des anges : quand le lieu est un instrument

L’équipe d’Arte est allée au Mont-Saint-Michel avec des chercheurs en acoustique qui testent la densité sonore des lieux. Un reportage en deux vidéos qui éclaire sur des phénomènes sonores hors du commun.

 

A l’époque médiévale, les harmoniques des chants grégoriens dans les églises étaient qualifiées de surnaturelles, à cause des vibrations sonores particulières qui en résultent. Aujourd’hui, on sait qu’il s’agit du son binaural, le fait que chaque oreille perçoit des sons de fréquences légèrement différentes, ce qui force le cerveau à un effort de synchronisation” et donne une étrange sensation métaphysique. Dans le reportage signé Marc Jampolsky, des chercheurs acousticiens et chanteurs expliquent la corrélation entre l’architecture d’un lieu et la manière dont le son voyage et arrive finalement à nos oreilles. En fonction de la hauteur de la voute, de l’aménagement architectural global, mais aussi en fonction des fréquences, les impressions sonores varient et le son peut aussi bien entourer la pièce que se nicher à un endroit précis. 

 

C’est au Mont-Saint-Michel que l’expérience est filmée, un endroit exceptionnel en France avec des bâtiments religieux qui deviennent de vrais instruments de musiques, actionnés par le chant des hommes et des femmes. Un reportage à regarder armé d’un casque audio pour une expérience encore plus immersive.

 

 

Regardez les deux épisodes ci-dessous :