La chanteuse Vendredi sur mer répond aux commentaires grossophobes qu'elle reçoit

Ses chansons sont douces et pop. Mais derrière le joli sourire de Vendredi sur mer se cache de la souffrance. Depuis le début de sa carrière, la chanteuse doit faire face à des messages grossophobes et haineux. Fatiguée de cette méchanceté gratuite, Vendredi sur mer répond à ses détracteurs au micro de Konbini.

Charline Mignot, la chanteuse qui se cache derrière la pop douce et édulcorée de Vendredi sur mer se confie pour la première fois sur la grossophobie dont elle est victime. Elle a sorti récemment son premier album "Premiers émois" qui a été salué par la critique. La sirène pop est définitivement une étoile montante de la scène musicale francophone. Sa voix est suave, envoûtante, les sonorités sont électropop, vintages mais léchées.

Vendredi sur mer a tout pour réussir sauf qu’il y a un gros point noir au tableau. Sous ses vidéos, Charline Mignot reçoit des centaines de commentaires grossophobes, des critiques gratuites explique Charline Mignot : "Je sais que je ne corresponds pas forcément aux standards des chanteuses actuelles mais ces critiques n’ont pas beaucoup de sens par rapport à ma musique puisque ce sont des commentaires sur mon physique."

Face à cette grossophobie, Vendredi sur mer, dans un premier temps, ne savait pas trop comment réagir. " J’ai d’abord arrêté de regarder les commentaires parce que ça me faisait du mal. Je me suis ensuite remise en question et mes équipes aussi." Vendredi sur mer a décidé de faire appel à un styliste qui l’a aidée à choisir des tenues adaptées à son physique et qui lui a donné des conseils sur la manière dont elle doit se tenir devant une caméra ou un objectif. Des détails qui ont commencé à l’obséder et à l’éloigner de son art : "Je pensais à plein de choses en même temps, c’était méga stressant et au final j’en oubliais presque pourquoi j’étais là, c’est-à-dire pour parler de musique."

Charline Mignot s’interdisait carrément d’apparaître dans ses propres clips par peur de se confronter à de nouveaux commentaires grossophobes et haineux. Une règle qu’elle s’est imposée elle-même et qu’elle a décidé d’outrepasser dans son dernier clip "Chewing gum". 

J’ai décidé d’être dans le clip de "Chewing gum" parce que j’en avais envie. J’en avais marre de me contraindre à rester dans mon coin parce que j’avais peur qu’on me juge.

La chanteuse explique que lors du tournage elle n’était pas forcément à l’aise avec toutes les scènes, mais elle a décidé d’aller jusqu’au bout et d’assumer son physique dans les moindres détails : "Tant pis, je suis comme ça et je ne vais pas changer. J’ai préféré garder ces scènes dans lesquelles je ne me trouve pas incroyable physiquement mais où je vis et où je fais ce que j’ai envie de faire." Suite à la sortie de ce clip le 10 juillet dernier, Charline Mignot explique avoir eu des bons retours. Cela l’a rassurée et l’a confortée dans sa décision d’assumer son image, peu importe ce que les gens en pensent. Vendredi sur mer a eu raison de s’écouter car elle est resplendissante dans ce clip rétro où elle rejoue son premier amour. Qui d’autre qu’elle aurait pu mieux incarner sa poésie nostalgique ?

Le message que Vendredi sur mer a envie de faire passer aujourd’hui est un message de tolérance, de respect et surtout d’acceptation de soi : "Si tu as envie de faire quelque chose fais-le, il n’y a que comme ça que tu seras heureuse, peu importe ce que les autres en pensent." Un message à partager sans modération, tout comme ses jolies chansons qu’on écoute en boucle depuis la sortie de "Premiers émois".