Joyeux anniversaire Monsieur Legnini

Eric Legnini voit le jour le 20 février 1970 à Huy. Papa est guitariste, maman cantatrice et dès ses six ans, il apprend le piano. Les répertoires classiques tout d’abord avant la découverte d’un disque du pianiste Erroll Garner au début des années 80. Eric trouve alors son langage, celui du jazz. 

Vient alors l’heure de l’apprentissage avec les jazzmen Stéphane Galland et Fabrizio Cassol (qui formeront plus tard le groupe Aka Moon) et de la découverte de grands noms du jazz : McCoy Tyner pour l’intensité dramatique, Chick Corea pour la technique, Keith Jarrett pour la relecture de standards.

1987, une rencontre décisive avec un grand saxophoniste belge

Faisant ses gammes dans les clubs de la scène belge, Eric Legnini fait la connaissance du saxophoniste Jacques Pelzer qui l’invite à jouer avec lui et rejoindre ensuite sa formation.

Avant de s’envoler pour les Etats-Unis, Legnini enregistre l’album "Essentiels" chez Igloo Records.

Il restera deux ans à New York, découvrant les rythmes funky et rap de la ville qui ne dort jamais mais aussi l’importance du pianiste Herbie Hancock dans l’histoire du piano jazz.

De retour en Belgique, il retrouve Jacques Pelzer et intègre l’orchestre de Toots Thielemans.

En 1993, Eric rencontre le saxophoniste Stefano Di Battista avec qui il part à la conquête de Paris.

Deux ans plus tard, c'est la sortie de l'album "Rhythm Sphere" en compagnie de Philippe Aerts (Basse), Joe Lovano (Saxophone) et Félix Simtaine (Batterie). "Prima Vista" est une de ses compositions qui ouvre cet album et qu'il interprétait sur la plateau de l'émission "Françoise et les siens", présentée par Françoise Walravens.

Le succès est au rendez-vous. Apprécié pour son travail en studio et sa musicalité, Eric Legnini co-réalisera le dernier opus de Claude Nougaro "La Note Bleue" en 2004.

En 2008, avec l’album "Trippin", il achève le dernier volet du triptyque ("Miss Soul", "Big Boogaloo") où sa science des standards se double d'une connaissance des classiques soul.

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Eric Legnini Trio : Big Soul (2006) © Label Bleu
Eric Legnini Trio : Big Boogaloo (2007) © Label Bleu
Eric Legnini Trio : Trippin (2008) © Belat/Discograph

Suivront "The Vox" en 2011 (Victoire du jazz) puis "Sing Twice !" en 2013. Un travail et une nouvelle trilogie, axée cette fois sur les voix et qu'il clôturera en 2017 avec la sortie de l'album "Waxx Up". C'est au micro de Jérôme Colin qu'il présentait cet album dans l'émission "Entrez Sans Frapper" sur La Première.

Ce triptyque est à la fois une continuité, car je n'ai pas changé ma manière d'écrire, très mélodique. Mais c'est aussi une rupture qui m'a apporté un vrai coup de fraîcheur et donc de nouvelles idées pour composer.

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Eric Legnini & The Afro Jazz Beat : The Vox (2011) © Discograph
Eric Legnini & The Afro Jazz Beat : Sing Twice ! (2013) © Discograph
Eric Legnini : Waxx Up (2017) ©  Anteprima

"Six Strings Under", un clin d'oeil à la série "Six Feet Under" dont il est fan

Avec ce dernier album sorti en 2019, Eric Legnini célèbre la guitare sous toutes ses formes. Manouche, afrobeat, bossa, pop, rock... les guitares de Hugo Lippi et Rocky Gresset apparaissent pour la première fois sur un enregistrement du Hutois.

Parmi les plages de l'album, la reprise du standard de David Bowie "Space Oddity" joué quasiment en solo par Eric Legnini : 

Je voulais une version lente et dépouillée. Mais je voulais aussi coller au plus près de la mélodie et de son interprétation originale.

Un album présenté au micro de Patrick Bivort dans son émission "Classic 21 Lounge" sur Classic 21.

Avec "Six Strings Under" Eric Legnini revient aux formats acoustique et instrumental. Il signe 9 des 11 titres présents sur l'album dont la plage qui ouvre ce nouvel opus : "Boda Boda".

Eric Legnini : Six Strings Under 

Eric Legnini : Piano

Rocky Gresset : Guitare

Hugo Lippi : Guitare

Thomas Bramerie : Contrebasse

Label : Anteprima