Jazz à Juan : baptême du feu pour quelques jeunes pousses

Dweezil Zappa, 45 ans, fils du maître de la six-cordes, Frank Zappa, fait partie des jeunes pousses de cette édition
Dweezil Zappa, 45 ans, fils du maître de la six-cordes, Frank Zappa, fait partie des jeunes pousses de cette édition - © PETRAS MALUKAS - AFP

Le vénérable festival Jazz à Juan, dont la 55e édition débute ce vendredi avec de vieilles connaissances à l'affiche, va aussi offrir un joli baptême du feu à quelques jeunes pousses, comme le trio anglais GoGo Penguin, le pianiste français Thomas Enhco et la chanteuse américaine Rhiannon Giddens.

Une soirée entière, le 15 juillet, est offerte à la jeune génération. L'occasion de découvrir la nouvelle voix de la scène américaine, Rhiannon Giddens (également violon et banjo), cofondatrice du "Carolina Chocolate Drops", un groupe aux confins du blues, du folk et de la country. Suivra le collectif à géométrie variable et au groove addictif de Brooklyn, Snarky Puppy.

Ce sera ensuite au tour de Dweezil Zappa, 45 ans, fils du maître de la six-cordes, Frank Zappa (décédé en 1993), qui revisitera l'univers musical plus qu'éclectique et décloisonné de son père.

Originaire de Manchester, l'imprévisible trio GoGo Penguin, qui incarne depuis 2012 la relève jazz made in Britain, assurera la première partie du contrebassiste israélien Avishai Cohen (samedi 11 juillet).

En première partie de la superstar internationale Lionel Richie, le 16 juillet, une autre pépite à découvrir: le jeune (25 ans) pianiste français Thomas Enhco, qui se produira en solo. Ce musicien prodige s'est mis au violon à trois ans et au piano à six et a été récompensé par les Victoires du Jazz dans la catégorie Révélation en 2013.

Marcus Miller invite Ibrahim Maalouf

Ce sera aussi une première pour une autre pépite, la chanteuse et pianiste australienne jazz Sarah McKenzie (14 juillet), alors que la soirée inaugurale, vendredi, est ouverte par le groupe de rock français Vadel, emmené par Adam Vadel (guitare/chant) et l'harmoniciste/chanteur de blues Charles Pasi, chargés de donner le "la" avant la première tête d'affiche de cette 55e édition, Santana.

Car Jazz à Juan reste évidemment aussi fidèle aux grands noms du jazz et des musiques du monde en faisant revenir nombre de ceux qui constituent l'ADN de ce rendez-vous créé en 1960 en hommage à Sidney Bechet, Antibois d'adoption.

"Guitar hero" depuis les années 1970, Carlos Santana, fusionneur des rythmes latinos et du jazz "rockisant" à travers un tube devenu mondial ("Oyé Como Va") est assurément de ceux-là. Comme la chanteuse américaine Melody Gardot et l'élégant Al Jarreau, gymnaste virtuose des cordes vocales depuis cinquante ans déjà.

Autres vieilles connaissances, les pianistes Herbie Hancock et Chick Corea, ex-partenaires de Miles Davis, se produiront en duo (12 juillet) et revisiteront toute la richesse de leur répertoire et des standards.

Marcus Miller, bassiste électrique (et clarinettiste-basse) à l'indéboulonnable chapeau noir, porte-parole du projet "La route des esclaves" pour l'Unesco, présentera son nouveau projet de jazz funk, "Afrodeezia", avec comme invité le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf (le 18).

Toutes les infos sur le site de Jazz à Juan: www.jazzajuan.com