Il y a 70 ans sortait l'album "Jazz Giant" de Bud Powell

Paru sur le label Norgran/Verve au mois de juillet 1950, l’album "Jazz Giant" du pianiste Bud Powell rassemble deux sessions d’enregistrements. Il propose une formule Trio dont seul le bassiste changera, lors de la deuxième session.

Des débuts dans l’orchestre de Cootie Williams, premier album en tant que leader en 1947, accompagnateur de Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Don Byas, Sonny Rollins, Charles Mingus ou Dexter Gordon, ce père du piano jazz moderne connaîtra une carrière marquée par des problèmes de santé (suite d’une agression policière) et de consommations de drogues.

Personne ne pouvait jouer comme Bud ; trop difficile, trop rapide, incroyable ! Thelonious Monk

En 1949, Bud Powell a 25 ans. Après une absence de deux ans, il réunit dans un studio de New York le bassiste Ray Brown et la batteur Max Roach. Une formation que l’on retrouve sur les six premiers morceaux de l’album. Pour les sept autres, enregistrés un an plus tard en février 1950, Powell conserve Max Roach et optera pour Curley Russell à la basse. L’album produit par Norman Granz comprend cinq compositions de Bud Powell : "Tempus Fugit" (morceau que reprendra Miles Davis), la ballade bebop "Celia" (composée pour sa fille), "I’ll Keep Loving You" (Powell en solo au piano), "Strictly Confidential" (le thème est joué avec la technique du block chords, introduite par Milt Buckner dès 1942) et l’oriental "So Sorry Please". On retrouve également sur cet album, le classique de Ray Noble "Cherokee" ainsi que les standards "Sweet Georgia Brown", "April In Paris" ou encore "Body And Soul ". Bonne écoute !