Il y a 30 ans s'enregistrait "Stolen Moments" de Stanley Jordan, le Eddie Van Halen du jazz

Eddie Van Halen nous quittait le 6 octobre 2020. Fondateur avec son frère du groupe de Hard Rock Van Halen, il partageait un point commun avec un autre guitariste/claviériste de jazz, Stanley Jordan : la technique du tapping.

Né en 1959 à Chicago, Stanley Jordan, en plus d’être guitariste, est également pianiste et chanteur. Sa particularité ? Il parvient à jouer simultanément sur deux guitares différentes mais aussi à jouer du piano d’une main et de la guitare de l’autre.

"Stolen Moments" enregistré au Japon en 1990

Stanley Jordan utilise régulièrement, comme le faisait Eddie Van Halen, la technique du tapping. Une technique également utilisée par les bassistes Marcus Miller, Victor Wooten ou Michael Manring. Il existe le tapping à une ou deux mains. La technique consiste à tapoter une corde plutôt que de la gratter ou la pincer. La carrière de Stanley Jordan prend son envol au milieu des années 1980. Il se produit dans de nombreux festivals, fait une apparition dans le film "Blind Date" en 1987 et joue dans de nombreuses émissions de télévisions américaines comme les shows de David Letterman ou Johnny Carson.

Le 7 novembre 1990, il débute en public l’enregistrement de l’album "Stolen Moments" qui s’étalera sur 3 soirées au Blue Note Tokyo d’Ayoma au Japon. L’album débute avec sa reprise du classique de Led Zeppelin "Stairway To Heaven" , clin d’œil au guitariste du groupe, Jimmy Page, qui utilisait lui aussi la technique du tapping. L’album se poursuit avec différentes reprises "Impressions" de John Coltrane, "Autumn Leaves" de Prévert/Kosma/Mercer, "Stolen Moments" de Oliver Nelson ou encore "Over The Rainbow". Stanley Jordan à la guitare est accompagné par Charnett Moffett à la basse et Kenwood Dennard à la batterie.

Bonne écoute !

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