Gojira, le groupe de metal français qui a conquis la planète

Gojira
Gojira - © TASSO MARCELO - AFP

Gojira, groupe de metal français à la renommée internationale mais pas forcément prophète dans son pays, marque ses 20 ans d'existence par un sixième album et une nouvelle tournée en Europe et en Amérique du Nord, qui passe par le Download Festival vendredi à Paris.

"On n'a quasiment jamais été invités par une télévision française mais c'est comme ça, on n'est pas en quête absolue de reconnaissance", explique à l'AFP le guitariste et chanteur "Joe" Duplantier, 39 ans, âme du groupe avec son frère Mario (batteur).

"En France, notre style de musique reste clairement une niche alors qu'elle est plus populaire en Allemagne, par exemple, et même très populaire en Scandinavie", ajoute le chanteur, dont la voix posée en interview tranche avec celle, sauvage et agressive, qu'il déploie dans les albums de Gojira.

Le groupe, né dans les Landes en 1996, publiera le 17 juin son 6e album, "Magma", quatre ans après le succès de "L'enfant sauvage" (2012). Ce disque contient dix nouveaux morceaux coup de poing fidèles à la ligne "death metal" (sous-genre du heavy metal avec sonorités lourdes et des voix très gutturales) de Gojira. Même si le groupe s'ouvre aussi à des influences plus rock classique avec davantage de chant sur certains titres, explique le leader.

Depuis fin mai, le groupe est reparti en tournée: il sera de passage vendredi après-midi à la première édition française du Dowload Festival, à l'Hippodrome de Longchamp, en ouverture de Deftones et Iron Maiden.

Gojira enchaînera avec des concerts à Grenoble (14 juin), au Hellfest (19 juin) mais aussi dans divers pays européens (Belgique, Suisse, Scandinavie) avant de partir en Amérique du Nord en juillet.

Le groupe a enregistré ce nouvel album dans le studio que Joe Duplantier s'est récemment construit à New York, ville où il est installé depuis quelques années.

"Ce n'était pas un coup de tête de s'installer aux Etats-Unis mais notre maman était née aux Etats-Unis et nous avons la double nationalité avec mon frère. Nous y avons de la famille. C'était aussi une façon de se rapprocher de tous nos partenaires (management, maison de disques, avocat) qui sont aux Etats-Unis", indique le chanteur.