Francofolies de Spa: premières notes bouillantes!

Michel Polnareff sur la scène des Francos le 19 juillet 2016
Michel Polnareff sur la scène des Francos le 19 juillet 2016 - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Le soleil a piqué la vedette à Polnareff pour une première journée énergique.

Que l'on aime Spa quand le ciel est radieux! C'est tellement plus agréable que le crachin ou la douche nationale... Mais cette chaleur suffocante fait plutôt penser aux Francofolies... de Kinshasa!

Cette première journée proposait donc une attention particulière à l'accessibilité et l'intégration des personnes handicapée et/ou à mobilité réduite, histoire de faire la fête tous ensemble. La nouvelle ministre communautaire de la Culture, Alda Greoli, est d'ailleurs revenue à Spa, ses terres d'enfance, pour une conférence de presse très détendue avec les organisateurs, ses anciens copains de classe!

Démarrage en force

Le Namurois Oli F balance son rock bien trempé et montre qu'il a tout compris de l'esprit en invitant les traductrices en langue des signes à partager le centre de la scène. Quel plaisir de les voir danser ensemble tout en faisant virevolter leurs mains. Déjà un très beau souvenir!

Sharko enchaîne avec un set du tonnerre devant un public déjà nombreux, mais un peu amorti par le thermomètre. On a d'ailleurs pitié pour lui, vêtu de noir des pieds à la tête. Son dernier album séduit autant que ses chouettes "vieilleries", que le public finit par reprendre avec enthousiasme. "On va crier très fort pour que les perruques des fans de Polnareff s'envolent." L'ambiance monte, le plaisir d'être là aussi.

Vers 18h30, alors que Saule monte sur scène, l'affluence grossit à Spa. Les premiers embarras de circulation annoncent le début des choses sérieuses. Les entrées du site ont été déplacées et sont désormais gardées par des militaires. Triste signe des temps...

Les bruits venant de la scène nous attirent mais on arrive un peu tard au concert de Saule, le temps d'entendre "Personne ou aller", bijou du deuxième album, interprété avec une incroyable conviction. Puis un inédit, posté récemment sur Internet. Le groupe est super solide, Baptiste radieux. Dommage d'avoir raté le début. Dans la foule, le mot d'ordre de la journée semble bien suivi. Des personnes en chaise, il y en a. Pas encore assez sans doute, mais on en attend plus de mille tout de même au long du festival. Du beau boulot!

Karaoké Polnareff en terrasse

Ce temps estival nous incite à traîner et à refaire le monde avec tous ceux que l'on croise ici. Cela fait partie du concept. Stratégiquement placé non loin de la scène Rapsat, on a profité du concert de Polnareff sans l'image mais avec le son, c'est-à-dire un enchaînement de tubes hallucinant! Le sondage en sortie de scène semble unanime: karaoké géant, Michel donne du plaisir aux gens. Il est malin et fait chanter le public dès que les notes sont trop hautes. Les fans semblent ravis, les perruques sont de circonstance. Reconnaissons-le, ce type a écrit des chansons immortelles, que l'on emportera tous au paradis. Mais malheureusement sans nouveautés, l'album tant attendu n'étant toujours pas sorti. Ce sera peut-être le cas lors de son retour à Forest National le 18 novembre prochain...

Les journées s'enchaînent, on file voir le prometteur Marvin Jouno, avant de retrouver Boulevards des airs ce soir!

 

François Colinet