Fête de la Musique: Ala.Ni, fille du soleil!

Fête de la musique : Ala.Ni, fille du soleil !
Fête de la musique : Ala.Ni, fille du soleil ! - © Lara Herbinia

La chanteuse britannique a illuminé le Parc du Cinquantenaire qui, ce dimanche, a également applaudi François & the Atlas Mountains et Bertrand Belin, entre autres…

La Fête de la Musique célèbre le solstice et lance l’été des festivals de la meilleure manière qui soit puisque les spectacles y sont entièrement gratuits! Il nous semble très important de pouvoir garder ces quelques évènements dont l’entrée est totalement libre, à l’heure où l’écrasante majorité des festivals est progressivement passée à des formules, plus ou moins chères, mais payantes.

Le programme de ces cinq jours de musique en Fédération Wallonie-Bruxelles était impressionnant et très éclectique. Le Cinquantenaire à Bruxelles accueillait des artistes tout le week-end sur deux scènes distinctes, avec une attention particulière aux enfants le dimanche matin. Mais, c’est sur le coup de 17h que nous avons été happé par la beauté, ensorcelé par la voix suave et le sourire cristallin de la jeune et jolie Ala.Ni, dont le premier album "You & I" parfume nos soirées au coin du feu depuis près d’un an.

Comme à Esperanzah! l’an dernier, elle a livré son répertoire de jazz classieux comme si elle vous confiait le plus intime des secrets, accompagnée par un guitariste discret et une harpiste qui confine, elle aussi, à la grâce.

En début de set, les nuages grisonnants font presque passer le soleil brûlant de ces derniers jours pour un poussiéreux souvenir. La foule, bruyante, semble dissipée. Et pourtant, la belle va réussir à combattre les éléments pour embarquer tous les cœurs dans un tourbillon d’émotions et, telle Estéban dans "Les Mystérieuses Cités d’or", faire apparaitre le soleil comme si elle pouvait le commander. Partie sur des chansons intimistes, soyeuses et délicates, interprétées avec un timbre qui rappelle une certaine Billie, elle prend de l’assurance et utilise progressivement l’énergie du public comme une boîte à rythme, avant d’emporter la mise sur le "Run Shaker life" de Ritchie Heavens.

La soirée est déjà bien réussie. Elle le sera plus encore avec les prestations de l’aventureux François & the Atlas Mountains, inclassable entre pop/rock et quelques sonorités plus exotiques qui invitent au déhanchement.  

On terminera notre petit tour par le verbe poétique et précieux de Bertrand Belin, dont l’album "Hypernuit" reste une référence absolue et dont on a déjà eu l’occasion d’écrire le plus grand bien.

Ces quelques exemples montrent que la Fête de la Musique ose proposer un programme éclectique et pointu. A l’année prochaine!

 

François Colinet