Du Christ à Azincourt en passant par Mandela: les leçons d'Histoire de Francis Cabrel

Francis Cabrel a dévoilé son 13e album solo
Francis Cabrel a dévoilé son 13e album solo - © ERIC FEFERBERG - AFP

Le chemin de croix du Christ, les 27 ans de Mandela en prison, la disparition de la langue occitane, le jazz ou même la bataille d'Azincourt... Francis Cabrel voyage dans l'Histoire dans son 13e album studio, dont un premier extrait est paru ce lundi.

"Faire un 13e album pour dire toujours les mêmes choses, cela n'aurait pas été si excitant que ça... J'aurais aimé trouver douze thèmes que personne n'avait abordés! Mais j'en ai quand même trouvé cinq ou six", glisse dans un demi-sourire le chanteur d'Astaffort, fidèle musicalement à ses guitares acoustiques et aux ambiances blues-rock dans ce nouvel album qui sortira le 27 avril.

Avec la chanson "Dans chaque cœur", Francis Cabrel conte ainsi à hauteur d'homme le chemin de croix du Christ, s'intéressant à "la leçon d'amour et d'humanité" liée à cet épisode "appris par force catéchisme et messes". Le thème de la religion était déjà présent dans son dernier album, "Des roses et des orties" (2008).

Celui qui avait rendu hommage aux "chevaliers cathares" en 1983 s'est aussi inspiré de l'Histoire dans ce nouvel album: "Mandela, pendant ce temps" rappelle ainsi les 27 ans de détention du leader sud-africain et "Azincourt" peint la célèbre bataille, dont on célèbre cette année le 600e anniversaire.

"Cette chanson raconte comment on ressort d'une bataille, celle-là ou une autre, quand on est survivant", décrit le chanteur féru de romans historiques et de Révolution française.

Dans "In extremis", la chanson qui a donné son titre à l'album, Francis Cabrel se fait défenseur de la biodiversité des langues en comparant la disparition de l'occitan à celle des oiseaux. "Avec ce piétinement par le français des langues régionales, on perd son histoire, ses racines et beaucoup de richesses, car il y a beaucoup d'images dans ces langues qu'on ne trouve pas en français."

Au fil des douze chansons, Francis Cabrel évoque aussi ces pères qui voient leurs filles, désormais grandes, s'éloigner irrémédiablement ("Les tours gratuits"), son amour du jazz ("Les fontaines du jazz") ou un étrange "Pays d'à côté" couvert de nuages et peuplé de choeurs envoûtants.

Mais l'amour n'est évidemment jamais loin chez l'auteur de "Je l'aime à mourir", en atteste la jolie ballade "A chaque amour que nous ferons" traversée d'arpèges discrets et de cordes romantiques: "Je me noierai dans tes étreintes/Dans tes vallées, tes sillons/Tes merveilleux labyrinthes/Et tes mystérieuses plaintes".

 

AFP Relax News