Dour Jour 1 : La pluie et le beau temps

Trèves de considérations météorologiques, hier plusieurs artistes nous ont apporté l’éclaircie tant attendue.

La Ruda tout d’abord. Pour leur tournée d’adieu, les français ont une fois de plus prouvé que leur rock énergique et engagé pouvait faire mouche et ce malgré le fait qu’ils ont ouvert les hostilités sur la Last Arena devant des festivaliers qui, pour la plupart, étaient en train de se réveiller calmement assis au soleil.

Les Juveniles se produisaient à la Club Circuit Marquee où ils ont montré l’étendue de leur talent. Les Rennais ont joué un set inspiré et rock avec beaucoup d’extraits de leur premier album sobrement baptisé Juveniles. Ils ont su attirer l’œil des plus grands médias spécialisés ces derniers mois et leur réputation n’est pas usurpée.

Et c’est un peu après ce moment que le ciel a commencé à s’assombrir, mais pas pour tout le monde puisque les fans des belges de Black Box Revelation s’étaient massés devant la Last Arena. Les deux larrons ont déjà gagné des prix aux Music Industry Awards 2011 pour leurs prestations scéniques et il paraît clair que ces récompenses n’étaient pas démérités. Les Black Box Revelation ne sont que deux : un guitariste et un batteur. Et l’énergie dégagée est impressionnante. Un rock brut et énergique avec un Jan Paternoster au sommet de sa forme pour faire bouger la foule. Les Great Mountain Fire étaient aussi présents à Dour et les belges ont fourni une des prestations marquantes de la journée. Dour a été un véritable tremplin pour eux l’année dernière et ils reviennent en force cette année, promus à la Marquee en fin de journée. Ils ont su faire bouger un public qui est devenu totalement acquis à leur cause au fil des chansons. Le point culminant de ce concert fut l’arrivée du groupe School is Cool (qui avait joué sur cette même scène une heure plus tôt) pour accompagner Great Mountain Fire dans un morceau endiablé.

Les festivaliers n’étaient pas encore fatigués et ça tombait bien car sur les coups de 21h Shaka Ponk faisait son apparition. Leur 3ème album, intitulé The Geeks and The Jerkin’ Socks  les a envoyé sur le devant de la scène rock, et heureusement. La chanteuse déborde d’énergie et n’a eu aucun mal à faire passer celle-ci au public, qui le lui a bien rendu.

Au même moment, il était temps pour les têtes d’affiche de faire leur apparition, à commencer par Selah Sue qui a personnellement tenu à revenir sur la plaine de la Machine à Feu, là où elle s’était révélée il y a maintenant 3 ans. En 2012, celle qui est devenue l’une des plus grandes chanteuses belges a été promue sur la Last Arena en tant que headliner à seulement 22 ans. La belle belge a assuré le spectacle avec un flow dévastateur et sa voix si particulière, tout cela malgré la pluie. Rien à redire, le public voulait continuer à écouter la chanteuse qui faisait office d’éclaircie dans la grisaille Douroise.

23h, la Last Arena est noire de monde pour accueillir Alex Kapranos et sa bande, les Franz Ferdinand, eux qui ont promis au public qu’ils allaient leur faire oublier la pluie qui, entre-temps, avait transformé la plaine en pataugeoire géante. Les écossais ont assuré le spectacle sans être transcendant, le public dourois étaient en droit d’attendre plus de la part d’un groupe qui a bâti sa réputation sur scène. Cela dit, tous les plus grands tubes du groupe ont été joué, et c’est sur un incroyable final This fire que le groupe a dit au revoir aux festivaliers. Même si la prestation était énergique durant la deuxième partie du concert, l’excuse du mauvais temps a certainement dû jouer dans la mollesse du public. C’est dommage, il est évident que si le soleil avait été de la partie, ce concert aurait pu être mémorable.

La soirée du label EdBanger venait clôturer la première journée du festival avec la venue de maîtres de l’électro tels que BreakBot, Busy P, Feadz ou SebastiAn. Et la French Touch a fait son effet auprès des festivaliers qui se sont massés en nombre sous le chapiteau où avaient lieu les réjouissances. Rien à redire, les fans de ce genre de musique se sont régalés jusqu’au bout de la nuit.

Ce festival de Dour a donc commencé sur les chapeaux de roue en proposant plusieurs artistes encore peu connus du grand public qui ont su se faire remarquer, en espérant que cela continue aujourd’hui. Avec la boue…

 

Romain Adam

Belgian Music Festivals