Dour d'oreille : du cuivre et de l'acide

Acid Arab
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Acid Arab - © Emmanuelle Huynh

Un quatrième jour chargé sur le site du Festival de Dour en ce samedi. La feuille de route annonce quelques découvertes pour le début de journée avant les têtes d’affiche de ce soir. Première partie du début de journée.

 

Avant même de mettre les pieds dans la poussière du festival dourois, notre journée s’annonce riche et éclectique. Les hostilités commencent en début d’après-midi avec Metá Metá devant un public parsemé et un peu somnolent, il est encore tôt pour la plupart des festivaliers qui ont veillé tard la veille. Le groupe de São Paulo déroule des chansons d’inspiration afro-brésilienne douces et un peu cuivrées avec une petite couche expérimentale. Pas de transcendance mais un concert reposant et calme pour bien démarrer.  

 

Direction ensuite la Jupiler Boombox pour Henry Wu presents The Kamaal Williams Experience, un projet de Kamaal Williams avec Yussef Dayes, qui font partie de la nouvelle vague du jazz britannique. Les deux musiciens biberonnés au grime et à la drum and bass du South London viennent à Dour proposer leur jazz frénétique et obsédant. Sur scène, chaque individualité est mise en avant dans l’esprit du free jazz avec l’appui de Kamaal, chef d’orchestre charismatique et souriant épaulé de ses musiciens de talent, énergisant et jouissif.

 

A 18h, c'est au tour du trio Acid Arab d'entrer sur le ring et il y a déjà beaucoup de monde en ce samedi lourd et nuageux pour venir écouter les Français dont la réputation n'est plus à faire. C'est d'ailleurs la troisième fois que les trois foulent le sol de Dour, ils savent donc comment ça marche. Seulement quelques minutes après le lancement du set, c'est littéralement la folie sur les lattes de bois du chapiteau. Acid Arab et son savant mélange de sons electro et orientaux fédère partout où il passe jusqu'à nous plonger dans une ambiance club en fin d'après-midi. Magistral.