Didier Melon « L'intelligence des auditeurs me sert de baromètre ! »

Cela fait des années que Didier Melon nous fait découvrir des talents hors normes dans son transistor planétaire grâce au Monde est un Village. Amoureux de la rencontre et du partage il est également à la base des Nuits Nomades qui cette année mettent en lumière le projet de Laïla Amezian (vendredi) et celui de Sophie Cavez et Baltazar Montanaro (Samedi)



Nous l'avons rencontré à l'aube de cette nouvelle édition qui devrait ravir les mélomanes curieux ce week-end au Théâtre 140.

Comment vous sentez- vous à l'aube de ces 12è Nuits Nomades ? N'y a-t-il pas un risque de lassitude ?

Didier Melon : Au contraire ! Notre énergie est décuplée par rapport aux débuts. Ces Nuits Nomades c’était un vrai pari. Un pari d'audace en deux volets : d'une par l'audace de faire découvrir au public des musiques peu diffusées sur les autres ondes et donc souvent méconnues. S'adresser à une audience de non connaisseurs, c'est essentiel dans notre démarche. Et d'autre part l'audace de proposer aux musiciens d'évoluer dans un écrin inhabituel. Dans cette fabuleuse salle du Théâtre 140 toujours remplies de gens curieux et pas forcément acquis à leur cause au départ. L'idée de ce double challenge nous a toujours guidé et l'enthousiasme des deux cotés nous fait chaud au cœur !

La forme discographique de ces Nuits a évolué. Pourquoi avoir abandonné le concept des compilations « maison » ?

Didier Melon :Pendant dix ans nous avons proposé des compilations qui reprenaient des compositions de cinq artistes différents. On aimait beaucoup cette diversité mais honnêtement c'était difficile à gérer. Plutôt que de miser sur la quantité, j'ai préféré proposer un focus sur deux artistes mais leur permettre alors de réaliser, avec notre concours, un album complet, un véritable projet discographique dans la naissance duquel nous sommes alors de vrais partenaires.

Comment choisissez-vous les artistes avec lesquels vous souhaitez travailler ?

Au bout de douze ans de Nuits Nomades, sans oublier l'émission radio quotidienne, des liens se créent et l'on peut savoir sans trop se tromper quels projets et / ou quels artistes pourraient coller à notre démarche. Souvent je donne une première impulsion, j'évoque la possibilité du disque et puis les choses émergent de l'artiste. Cela s'est passé comme ça pour Laïla Amezian par exemple. Je me suis dit que c’était le bon moment pour lui proposer quelque chose. Et elle a embrayé tout de suite. Ce qui se passe après, c'est la magie de la création artistique et de notre chouette collaboration.

L'aspect « Live » est important pour vous puisque vous proposez des sessions en public tous les 15 jours dans « Le monde est un village »...

La musique cela doit se vivre, se partager...On a un studio fantastique à notre disposition. Ce serait complètement fou de ne pas en profiter ! La RTBF, qui avait un temps envisager de le détruire, a eu l'intelligence de ce rendre compte de l'atout que ce studio représente. Il faut le mettre en avant, s'en servir pour faire vivre aux auditeurs des expériences radiophoniques inédites. C'est aussi cela qui fait la valeur ajoutée d'une chaine comme La Première. Nous n'avons d'ailleurs jamais de soucis pour remplir notre studio. Les gens sont aussi enthousiastes à venir découvrir que nous le sommes à leur proposer des moments uniques.

Quel regard portez-vous sur l'évolution de votre émission quotidienne à la radio ?

L'objectif de découverte, de balade hors des sentiers battus reste intact. Faire dialoguer les expressions artistiques des différents coins de la planète à travers les ondes reste la ligne de conduite. Mais l'émission s'adapte aux nouvelles modes d'expressions comme elle l'a toujours fait. Être ouvert à l'évolution de la musique c'est très important, comme avec la séquence Urbanista du mardi soir par exemple. Je n'ai pas peur de la lassitude. Je sais que le public suit. Les chiffres d'audience m'importe peu. Mon baromètre, ce sont les mails, les courriers, les discussions que je peux avoir avec ceux qui nous écoutent. C'est l'intelligence des retours que je reçois qui nous donne envie d'avancer avec une énergie et une curiosité intactes !

Entretien : François Colinet

Les nuits Nomades :

Vendredi 27 et samedi 28 avril au Théâtre 140 (Gratuit sur invitation. Il reste quelques places pour le samedi soir)

Découvrez le programme et notre Concours «Les Nuits Nomades »



Retrouvez Didier Melon et toute son équipe tous les soirs de la semaine entre 19h10 et 21h sur les ondes de La Première.




Nous l'avons rencontré à l'aube de cette nouvelle édition qui devrait ravir les mélomanes curieux ce week-end au Théâtre 140.

Comment vous sentez- vous à l'aube de ces 12è Nuits Nomades ? N'y a-t-il pas un risque de lassitude ?

Didier Melon : Au contraire ! Notre énergie est décuplée par rapport aux débuts. Ces Nuits Nomades c’était un vrai pari. Un pari d'audace en deux volets : d'une par l'audace de faire découvrir au public des musiques peu diffusées sur les autres ondes et donc souvent méconnues. S'adresser à une audience de non connaisseurs, c'est essentiel dans notre démarche. Et d'autre part l'audace de proposer aux musiciens d'évoluer dans un écrin inhabituel. Dans cette fabuleuse salle du Théâtre 140 toujours remplies de gens curieux et pas forcément acquis à leur cause au départ. L'idée de ce double challenge nous a toujours guidé et l'enthousiasme des deux cotés nous fait chaud au cœur !

La forme discographique de ces Nuits a évolué. Pourquoi avoir abandonné le concept des compilations « maison » ?

Didier Melon :Pendant dix ans nous avons proposé des compilations qui reprenaient des compositions de cinq artistes différents. On aimait beaucoup cette diversité mais honnêtement c'était difficile à gérer. Plutôt que de miser sur la quantité, j'ai préféré proposer un focus sur deux artistes mais leur permettre alors de réaliser, avec notre concours, un album complet, un véritable projet discographique dans la naissance duquel nous sommes alors de vrais partenaires.

Comment choisissez-vous les artistes avec lesquels vous souhaitez travailler ?

Au bout de douze ans de Nuits Nomades, sans oublier l'émission radio quotidienne, des liens se créent et l'on peut savoir sans trop se tromper quels projets et / ou quels artistes pourraient coller à notre démarche. Souvent je donne une première impulsion, j'évoque la possibilité du disque et puis les choses émergent de l'artiste. Cela s'est passé comme ça pour Laïla Amezian par exemple. Je me suis dit que c’était le bon moment pour lui proposer quelque chose. Et elle a embrayé tout de suite. Ce qui se passe après, c'est la magie de la création artistique et de notre chouette collaboration.

L'aspect « Live » est important pour vous puisque vous proposez des sessions en public tous les 15 jours dans « Le monde est un village »...

La musique cela doit se vivre, se partager...On a un studio fantastique à notre disposition. Ce serait complètement fou de ne pas en profiter ! La RTBF, qui avait un temps envisager de le détruire, a eu l'intelligence de ce rendre compte de l'atout que ce studio représente. Il faut le mettre en avant, s'en servir pour faire vivre aux auditeurs des expériences radiophoniques inédites. C'est aussi cela qui fait la valeur ajoutée d'une chaine comme La Première. Nous n'avons d'ailleurs jamais de soucis pour remplir notre studio. Les gens sont aussi enthousiastes à venir découvrir que nous le sommes à leur proposer des moments uniques.

Quel regard portez-vous sur l'évolution de votre émission quotidienne à la radio ?

L'objectif de découverte, de balade hors des sentiers battus reste intact. Faire dialoguer les expressions artistiques des différents coins de la planète à travers les ondes reste la ligne de conduite. Mais l'émission s'adapte aux nouvelles modes d'expressions comme elle l'a toujours fait. Être ouvert à l'évolution de la musique c'est très important, comme avec la séquence Urbanista du mardi soir par exemple. Je n'ai pas peur de la lassitude. Je sais que le public suit. Les chiffres d'audience m'importe peu. Mon baromètre, ce sont les mails, les courriers, les discussions que je peux avoir avec ceux qui nous écoutent. C'est l'intelligence des retours que je reçois qui nous donne envie d'avancer avec