Diana Krall: deux Olympia et un album enrichi d'inédits

"Wallflower" de Diana Krall
"Wallflower" de Diana Krall - © All Rights Reserved

À quelques jours des deux Olympia de Diana Krall, mercredi et jeudi, sa maison de disques Universal publie une version de "Wallflower", son dernier album paru en janvier, agrémenté de six chansons inédites.

Parmi elles figurent deux perles, ballades intimistes et émouvantes: "A Case of You" de Joni Mitchell, et "Heart of Gold" de Neil Young. La version live de "Sorry Seems to Be the Hardest Word" d'Elton John est plus banale.

Écoulé à plus de 600.000 exemplaires, ce douzième disque studio de la chanteuse-pianiste canadienne est consacré aux tubes qui ont bercé son enfance, de "Desperado" des Eagles à "I'm Not in Love" de 10CC.

On y trouve aussi "Wallflower", chanson country-folk composée en 1971 par Bob Dylan et restée inédite pendant 20 ans, ainsi que "If I Take You Tonight", une ballade inédite que Paul McCartney l'a autorisée à interpréter. Autant de titres habités par la voix légèrement voilée de la musicienne.

Au casting, Stephen Stills et Graham Nash font les choeurs sur "California Dreamin'" des Mamas and Papas. Le crooner Michael Bublé lui donne la réplique sur "Alone Again". Des musiciens californiens de studio réputés, dont le guitariste Dean Parks ou le batteur Kim Keltner, sont de la partie.

Apparue sur la scène jazz au début des années 1990, Diana Krall, qui a commencé le piano à 4 ans dans la petite ville de Nanaimo, sur l'île de Vancouver, s'est rapidement imposée comme l'une des grandes stars du jazz vocal.

Au contact d'Elvis Costello, rockeur et producteur anglais, également son mari, elle a aussi considérablement élargi son répertoire. Après un disque consacré à la bossa nova, son avant-dernier opus, "Glad Rag Doll", redonnait un lustre nouveau à des succès de revues musicales, ainsi qu'à des airs country-blues des années 1920/30.