Des "Speak Easy Sessions" pour que les musiciens puissent continuer à créer

Le monde culturel est à l’arrêt mais n’a pas dit son dernier mot! Dernièrement, des "Speak Easy Sessions" ont vu le jour. Ce sont des rencontres musicales uniques entre musiciens bruxellois de talent.

Les "Speak Easy Sessions" sont nées d’un besoin : celui de continuer à créer et à interagir, malgré l’arrêt total des activités culturelles. Le concept est simple : réunir des musiciens bruxellois qui ne se connaissent pas, leur donner deux jours pour faire connaissance, créer, composer et enregistrer un nouveau morceau de musique. Le tout est enregistré dans un bar bruxellois: le KfK.

Le choix du nom était une évidence pour Jordan Dressen et Jan Joris De Greef, les fondateurs des "Speak Easy Sessions": "Premièrement parce que les Speak Easy ce sont des bars clandestins, secrets. Ensuite, la traduction des mots speak et easy nous plaisait également puisque cela veut dire qu’on se parle facilement, de manière libre. Et c’est justement ça qui nous manquait en tant qu’artistes, le fait de pouvoir continuer à nous exprimer, tout simplement."

L’envie commune de jouer de la musique crée une belle alchimie à chaque Speak Easy Sessions.

Les musiciens que vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus ne se connaissent donc pas et n’avaient jamais joué ensemble avant l’enregistrement de cette "Speak Easy Sessions". Le résultat est plutôt convaincant ! "On a décidé de donner l’opportunité aux gens de se rencontrer à nouveau grâce à la musique, dans un bar vide. Les musiciens se rencontrent pour la première fois et sont amenés à créer une session live intime" nous explique Jordan Dressen, cofondateur des "Speak Easy Sessions". C’est notamment lui qui est en charge de la programmation : "J’ai une liste reprenant une centaine de musiciens intéressés. En fonction de leur univers, je crée des groupes. Le jour J, ils se rencontrent autour d’un repas, sortent leurs instruments et là, il se passe quelque chose de beau."

Lors des prochaines sessions, les musiciennes seront mises à l’honneur explique Jordan Dressen : "On remarque que dans notre domaine, les femmes ne sont pas souvent représentées. Pourtant, des musiciennes bruxelloises de talent, il en existe plein. Avec les Speak Easy Sessions, nous allons les mettre à l’honneur." Les sessions proposent également une belle parité entre musiciens néerlandophones et francophones, le projet est bilingue.

Pour le moment, tous les membres des Speak Easy Sessions sont bénévoles. Les organisateurs aimeraient pouvoir obtenir des subsides afin de rémunérer les musiciens et la production visuelle pour les deux jours de travail que cela représente.

Une nouvelle vidéo devrait sortir chaque semaine. Pour les découvrir, rendez-vous sur la page Facebook des Speak Easy Sessions. Si vous êtes musicien.ne et que vous souhaitez vous joindre au projet, vous pouvez contacter Jordan Dressen via Facebook.